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Dokumentenidentifikation EP1374851 24.05.2006
EP-Veröffentlichungsnummer 0001374851
Titel Kosmetische und/oder dermatologische Verwendung einer Zusammensetzung, die mindestens einen oxidationsempfindlichen hydrophilen durch mindestens einem Copolymer stabilisierten Wirkstoff aus Maleinsäureanhydrid enthält
Anmelder L'Oréal S.A., Paris, FR
Erfinder Biatry, Bruno, 94300 Vincennes, FR
Vertreter BEETZ & PARTNER Patentanwälte, 80538 München
DE-Aktenzeichen 60304626
Vertragsstaaten AT, BE, BG, CH, CY, CZ, DE, DK, EE, ES, FI, FR, GB, GR, HU, IE, IT, LI, LU, MC, NL, PT, RO, SE, SI, SK, TR
Sprache des Dokument FR
EP-Anmeldetag 23.05.2003
EP-Aktenzeichen 032912339
EP-Offenlegungsdatum 02.01.2004
EP date of grant 19.04.2006
Veröffentlichungstag im Patentblatt 24.05.2006
IPC-Hauptklasse A61Q 5/08(2006.01)A, F, I, 20060317, B, H, EP
IPC-Nebenklasse A61Q 19/02(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61K 8/67(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61K 8/34(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61K 8/49(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61K 8/81(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61K 8/11(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61Q 19/00(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   A61Q 19/08(2006.01)A, L, I, 20060317, B, H, EP   

Beschreibung[fr]

La présente invention se rapporte à l'utilisation cosmétique et/ou dermatologique d'une composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation et au moins un copolymère d'anhydride maléique, dans un milieu physiologiquement acceptable comprenant une phase aqueuse.

Il est connu d'introduire dans des compositions cosmétiques divers actifs destinés à apporter des traitements spécifiques à la peau et/ou aux cheveux. Toutefois, certains de ces actifs présentent l'inconvénient d'être instables en milieu aqueux et de se dégrader facilement au contact de l'eau, en particulier à cause de phénomènes d'oxydation. Ils perdent ainsi rapidement leur activité au cours du temps et cette instabilité va à l'encontre de l'efficacité recherchée.

On cherche ainsi depuis longtemps à formuler l'acide ascorbique ou vitamine C, du fait de ses nombreuses propriétés bénéfiques. En particulier, l'acide ascorbique stimule la synthèse du tissu conjonctif et notamment du collagène, renforce les défenses du tissu cutané contre les agressions extérieures telles que les rayonnements ultraviolets et la pollution, compense la déficience en vitamine E de la peau, dépigmente la peau et possède une fonction anti-radicaux libres. Ces deux dernières propriétés en font un excellent candidat comme actif cosmétique ou dermatologique pour lutter contre le vieillissement de la peau ou prévenir celui-ci. Malheureusement, en raison de sa structure chimique (d'alpha-cétolactone), l'acide ascorbique est très sensible à certains paramètres de l'environnement et notamment aux phénomènes d'oxydation. Il s'ensuit donc une dégradation rapide de l'acide ascorbique formulé en présence de ces paramètres, et plus particulièrement en présence d'oxygène, de lumière, d'ions métalliques, en fonction de la température, ou encore dans certaines conditions de pH (Pharm. Acta. Helv., 1969, 44, 611-667 ; STP Pharma, 1985, 4, 281-286).

Plusieurs solutions ont donc été envisagées dans l'art antérieur pour diminuer et/ou retarder la dégradation de l'acide ascorbique.

Il a ainsi été proposé d'utiliser l'acide ascorbique sous forme de dérivé chimique (ascorbyl phosphate de magnésium, ou esters d'acides gras et d'acide ascorbique), mais la biodisponibilité de ces dérivés est très faible (J. Am. Acad. Dermatol., 1996, 34, 29-33).

L'instabilité de l'acide ascorbique vis à vis de l'oxygène a pu être améliorée en utilisant des conditionnements particuliers comme des bi-compartiments sous atmosphère inerte tels que décrits dans le brevet US-5,935,584, ou bien encore par l'utilisation d'émulsions à deux phases dont l'une est constituée d'une poudre sèche contenant l'acide ascorbique et la seconde d'une phase liquide. Le mélange des deux phases doit s'effectuer au moment de l'utilisation (WO98/43598) Ces solutions présentent des inconvénients au niveau du coût et de la complexité des fabrications ainsi que des contraintes importantes au niveau de l'utilisation.

Une autre solution proposée dans l'art antérieur consiste à utiliser des glycols ou des polyols en forte concentration afin de diminuer la solubilité de l'oxygène dans la formulation, protégeant ainsi l'acide ascorbique (WO-96/24325, EP 0 755 674, US-5,981,578). Les polyols peuvent éventuellement être incorporés dans des liposomes comme décrit dans le brevet US-6,020,367. Mais ces solutions présentent l'inconvénient de conduire à des formulations collantes dont la cosméticité est difficile à améliorer. Par ailleurs la présence d'une forte concentration de ces composés peut provoquer des phénomènes d'irritation.

L'acide ascorbique peut également être formulé dans des milieux anhydres tels que les silicones (US-6,194,452) qui sont capables de créer une barrière anhydre autour de l'acide ascorbique. Un inconvénient majeur de telles solutions résulte du manque de fraîcheur à l'application.

Il subsiste donc le besoin d'une composition utilisable notamment dans le domaine cosmétique, dans laquelle un actif hydrophile et instable en milieu oxydant est stabilisé, qui soit confortable lors de l'application, qui ne provoque aucune irritation de la peau après application, et qui soit compatible avec les contraintes d'une mise en oeuvre industrielle de son procédé de fabrication.

Le vieillissement cutané, de nature physiologique, peut-être accéléré par des facteurs environnementaux tels qu'une exposition répétée de la peau à la lumière solaire, et notamment aux rayonnements ultraviolets A, à la pollution, en particulier aux particules de diesel ou à la fumée de cigarette. L'action de l'environnement sur les constituants de la peau (fibres, cellules, enzymes) et sur le sébum sécrété par la peau entraîne en particulier la formation de radicaux libres oxygénés. Or, ces radicaux provoquent des dégâts oxydatifs importants, notamment dans les membranes cellulaires (perméabilité des membranes), les noyaux des cellules (destruction de l'ADN), et les tissus, en particulier le tissu conjonctif (dégradation des fibres d'élastine et de collagène). Ces dégâts conduisent notamment à une perte de fermeté et d'élasticité de la peau.

L'acide ascorbique, en piégeant les radicaux libres, protège les molécules biologiques. Ainsi appliqué par voie topique, il peut s'accumuler dans la peau et rétablir la concentration en acide ascorbique perturbée, par exemple dans le cas d'une exposition aux rayonnements UV. Il peut, d'autre part, protéger la peau des dommages induits par les UV (British Journal of Dermatology, 127, 1992, p. 247-253) ou par les stress environnementaux.

Parallèlement à cette activité, l'acide ascorbique présente un effet inhibiteur sur la sécrétion des cytokines pro-inflammatoires IL1α et IL6 induite par les UV (Journal of Investigative Derlatology, 108(3), 1997, p. 302-308). Il présente donc un intérêt particulier en tant q'agent apaisant des érythèmes solaires.

Le but de la présente invention est de proposer une composition contenant un actif sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés, présentant de bonnes propriétés cosmétiques, tant au niveau du toucher qu'au niveau de la tolérance, dont la conservation dans le temps ne demande pas de précautions particulières, et qui conserve l'activité anti-radicalaire dudit actif, pour prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau, en particulier la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau.

La Demanderesse a découvert, de manière fortuite, que l'utilisation de copolymères d'anhydride maléique dans des compositions dont la phase aqueuse renferme un actif sensible à l'oxydation, tel que l'acide ascorbique, permettait d'atteindre le but précité.

A la connaissance de la demanderesse, de tels polymères comportant des unités d'anhydride maléique n'ont jamais été associés à des actifs hydrophiles sensibles aux dégradations par oxydation dans le but d'améliorer leur stabilité. Ceci est vrai en particulier dans le cas de l'acide ascorbique.

La présente invention a donc pour objet l'utilisation cosmétique et/ou dermatologique d'une composition pour prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau, ladite composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique dans un milieu physiologiquement acceptable comprenant une phase aqueuse. Le copolymère est présent en quantité suffisante pour stabiliser ledit actif hydrophile sensible à l'oxydation. De préférence, l'actif sensible à l'oxydation et le copolymère sont tous deux dans la phase aqueuse.

La présente invention a également pour objet l'utilisation cosmétique et/ou dermatologique d'une composition pour prévenir ou lutter contre la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau, ladite composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique dans un milieu physiologiquement acceptable comprenant une phase aqueuse.

La présente invention a également pour objet l'utilisation d'une association constituée d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique dans une composition cosmétique comprenant une phase aqueuse, en tant qu'agent antiradicalaire.

La présente invention a également pour objet l'utilisation d'une association constituée d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique dans une composition cosmétique comprenant une phase aqueuse, en tant qu'agent apaisant des érythèmes solaires.

Un autre aspect de l'invention concerne l'utilisation d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique pour la préparation d'une composition dermatologique comprenant une phase aqueuse, destinée à prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau.

Dans une autre variante, la composition selon l'invention peut être utilisée pour la fabrication d'une préparation dermatologique comprenant une phase aqueuse, destinée à prévenir ou lutter contre la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau.

Par "pollution", on entend aussi bien la pollution "extérieure", due par exemple aux particules de diesel, à l'ozone ou aux métaux lourds, que la pollution "intérieure" qui peut notamment être due aux émissions de solvants de peinture, de colles de moquette, d'isolants ou de papiers peints (tels que toluène, styrène, xylène ou benzaldéhyde), ou bien à la fumée de cigarette. Tous ces polluants sont en effet susceptibles de générer, directement ou indirectement, des radicaux libres.

Selon l'invention, par actif hydrophile on entend un composé ayant une solubilité dans l'eau d'au moins 0,25 % à température ambiante (25°C).

Selon l'invention, par actif hydrophile sensible à l'oxydation on entend tout actif d'origine naturelle ou synthétique susceptible de subir une dégradation par un mécanisme d'oxydation. Ce phénomène d'oxydation peut avoir plusieurs causes, en particulier la présence d'oxygène, de lumière, d'ions métalliques, une température élevée, ou encore certaines conditions de pH.

Parmi les dérivés de l'acide ascorbique, on peut citer à titre d'exemple et de façon non limitative: les sels ou les esters, en particulier le 5,6-di-O-diméthylsilylascorbate (vendu par la Sté Exsymol sous la référence PRO-AA), le sel de potassuim du dl-alpha-tocopheryl-dl-ascorbyl-phosphate (vendu par la Sté Senju Pharmaceutical sous la référence SEPIVITAL EPC), l'ascorbyl phosphaté de magnésium, l'ascorbyl phosphate de sodium (vendu par la Sté Roche sous la référence Stay-C 50) et l'ascorbyl glucoside (vendu par la société Hayashibara).

Dans un aspect particulièrement avantageux, l'actif hydrophile sensible à l'oxydation est l'acide ascorbique.

Selon l'invention, par copolymère d'anhydride maléique, on entend tout polymère obtenu par copolymérisation d'un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et d'un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone comme l'octadécène, l'éthylène, l'isobutylène, le diisobutylène, l'isooctylène, et le styrène, les co-monomères anhydride maléique étant optionnellement hydrolysés, partiellement ou totalement. De préférence on utilisera des polymères hydrophiles, c'est à dire des polymères ayant une solubilité dans l'eau supérieure ou égale à 2 g/l.

Des copolymères convenant plus particulièrement à la mise en oeuvre de l'invention sont des copolymères obtenu par copolymérisation d'une ou plusieurs unités anhydride maléique et dont les unités anhydride maléiques sont sous forme hydrolysée, et préférentiellement sous forme de sels alcalins, par exemple sous forme de sels d'ammonium, de sodium, de potassium ou de lithium.

Dans un aspect avantageux de l'invention, le copolymère possède une fraction molaire en unité anhydride maléique comprise entre 0,1 et 1, et plus préférentiellement entre 0,4 et 0,9.

Selon un aspect avantageux de l'invention le rapport molaire entre l'équivalent unité anhydride maléique et l'actif hydrophile sensible à l'oxydation varie entre 0,005 et 10 et préférentiellement entre 0,01 et 1.

La masse molaire moyenne en poids des copolymères d'anhydride maléique sera avantageusement comprise entre 1000 et 500 000 et de préférence entre 1000 et 50 000.

De façon préférentielle on utilisera un copolymère de styrène et d'anhydride maléique dans un rapport 50/50.

On pourra utiliser par exemple, le copolymère styrène/anhydride maléique (50/50), sous forme de sel d'ammonium à 30% dans l'eau vendu sous la référence SMA1000H® par la société ATOFINA ou le copolymère styrène/anhydride maléique (50/50), sous forme de sel de sodium à 40% dans l'eau vendu sous la référence SMA1000HNa® par la société ATOFINA.

Le copolymère est présent dans la composition selon l'invention en quantité suffisante pour obtenir l'effet recherché, c'est à dire en quantité suffisante pour stabiliser l'actif hydrophile sensible à l'oxydation. De préférence le copolymère est présent à une concentration comprise entre 0,1 et 40 % en poids, par rapport au poids total de la phase aqueuse, et plus particulièrement à une concentration comprise entre 0,1 et 10 % en poids, par rapport au poids total de la phase aqueuse.

Les compositions utilisées selon l'invention sont destinées à une application topique sur la peau et/ou ses phanères et contiennent donc un milieu physiologiquement acceptable, c'est-à-dire compatible avec les tissus cutanés tels que la peau, le cuir chevelu, les cils, les sourcils, les cheveux, les ongles et les muqueuses. Ce milieu physiologiquement acceptable peut être plus particulièrement constitué d'eau et éventuellement d'un solvant organique physiologiquement acceptable choisi par exemple parmi les alcools inférieurs comportant de 1 à 8 atomes de carbone et en particulier de 1 à 6 atomes de carbone, comme l'éthanol, l'isopropanol, le le butanol; les polyéthylène glycols ayant de 6 à 80 unités oxyde d'éthylène ; les polyols comme le propylène glycol, l'isoprène glycol, le butylène glycol, la glycérine, le sorbitol.

Quand le milieu physiologiquement acceptable est un milieu aqueux, il a généralement un pH compatible avec la peau, allant de préférence de 3 à 9 et mieux de 3,5 à 7,5.

Les compositions selon l'invention peuvent se présenter sous toutes les formes galéniques classiquement utilisées pour une application topique et notamment sous forme de solutions aqueuses, hydroalcooliques, d'émulsions huile-dans-eau (H/E) ou eau-dans-huile (E/H) ou multiple (triple : E/H/E ou H/E/H), de gels aqueux, ou de dispersions d'une phase grasse dans une phase aqueuse à l'aide de sphérules, ces sphérules pouvant être des nanoparticules polymériques telles que les nanosphères et les nanocapsules, ou des vésicules lipidiques de type ionique et/ou non ionique (liposomes, niosomes, oléosomes). Ces compositions sont préparées selon les méthodes usuelles.

En outre, les compositions utilisées selon l'invention peuvent être plus ou moins fluides et avoir l'aspect d'une crème blanche ou colorée, d'une pommade, d'un lait, d'une lotion, d'un sérum, d'une pâte, d'une mousse. Elles peuvent être éventuellement appliquées sur la peau sous forme d'aérosol. Elles peuvent aussi se présenter sous forme solide, et par exemple sous forme de stick.

Quand la composition utilisée selon l'invention comporte une phase huileuse, celle-ci contient de préférence au moins une huile. Elle peut contenir en outre d'autres corps gras.

Comme huiles utilisables dans la composition de l'invention, on peut citer par exemple :

  • les huiles hydrocarbonées d'origine animale, telles que le perhydrosqualène ;
  • les huiles hydrocarbonées d'origine végétale, telles que les triglycérides liquides d'acides gras comportant de 4 à 10 atomes de carbone comme les triglycérides des acides heptanoïque ou octanoïque ou encore, par exemple les huiles de tournesol, de maïs, de soja, de courge, de pépins de raisin, de sésame, de noisette, d'abricot, de macadamia, d'arara, de ricin, d'avocat, les triglycérides des acides caprylique/caprique comme ceux vendus par la société Stearineries Dubois ou ceux vendus sous les dénominations Miglyol 810, 812 et 818 par la société Dynamit Nobel, l'huile de jojoba, l'huile de beurre de karité;
  • les esters et les éthers de synthèse, notamment d'acides gras, comme les huiles de formules R1COOR2 et R1OR2 dans laquelle R1 représente le reste d'un acide gras comportant de 8 à 29 atomes de carbone, et R2 représente une chaîne hydrocarbonée, ramifiée ou non, contenant de 3 à 30 atomes de carbone, comme par exemple l'huile de Purcellin, l'isononanoate d'isononyle, le myristate d'isopropyle, le palmitate d'éthyl-2-hexyle, le stéarate d'octyl-2-dodécyle, l'érucate d'octyl-2-dodécyle, l'isostéarate d'isostéaryle ; les esters hydroxylés comme l'isostéaryl lactate, l'octylhydroxystéarate, l'hydroxystéarate d'octyldodécyle, le diisostéaryl-malate, le citrate de triisocétyle; les heptanoates, octanoates, décanoates d'alcools gras ; les esters de polyol, comme le dioctanoate de propylène glycol, le diheptanoate de néopentylglycol et le diisononanoate de diéthylèneglycol ; et les esters du pentaérythritol comme le tétraisostéarate de pentaérythrityle ;
  • les hydrocarbures linéaires ou ramifiés, d'origine minérale ou synthétique, tels que les huiles de paraffine, volatiles ou non, et leurs dérivés, la vaseline, les polydécènes, le polyisobutène hydrogéné tel que l'huile de parléam ;
  • les alcools gras ayant de 8 à 26 atomes de carbone, comme l'alcool cétylique, l'alcool stéarylique et leur mélange (alcool cétylstéarylique), l'octyldodécanol, le 2-butyloctanol, le 2-hexyldécanol, le 2-undécylpentadécanol, l'alcool oléique ou l'alcool linoléique ;
  • les huiles fluorées partiellement hydrocarbonées et/ou siliconées comme celles décrites dans le document JP-A-2-295912 ;
  • les huiles de silicone comme les polyméthylsiloxanes (PDMS) volatiles ou non à chaîne siliconée linéaire ou cyclique, liquides ou pâteux à température ambiante, notamment les cyclopolydiméthylsiloxanes (cyclométhicones) telles que la cyclohexasiloxane ; les polydiméthylsiloxanes comportant des groupements alkyle, alcoxy ou phényle, pendant ou en bout de chaîne siliconée, groupements ayant de 2 à 24 atomes de carbone ; les silicones phénylées comme les phényltriméthicones, les phényldiméthicones, les phényltriméthylsiloxydiphényl-siloxanes, les diphényl-diméthicones, les diphénylméthyldiphényl trisiloxanes, les 2-phényléthyltriméthyl-siloxysilicates, et les polyméthylphénylsiloxanes ;
  • leurs mélanges.

On entend par « huile hydrocarbonée » dans la liste des huiles citées ci-dessus, toute huile comportant majoritairement des atomes de carbone et d'hydrogène, et éventuellement des groupements ester, éther, fluoré, acide carboxylique et/ou alcool.

Les autres corps gras pouvant être présents dans la phase huileuse sont par exemple les acides gras comportant de 8 à 30 atomes de carbone, comme l'acide stéarique, l'acide laurique, l'acide palmitique et l'acide oléique ; les cires comme la lanoline, la cire d'abeille, la cire de Carnauba ou de Candellila, les cires de paraffine, de lignite ou les cires microcristallines, la cérésine ou l'ozokérite, les cires synthétiques comme les cires de polyéthylène, les cires de Fischer-Tropsch ; les résines de silicone telles que la trifluorométhyl-C1-4-alkyldimethicone et la trifluoropropyldimethicone ; et les élastomères de silicone comme les produits commercialisés sous les dénominations « KSG » par la société Shin-Etsu, sous les dénominations « Trefil », « BY29 » ou « EPSX » par la société Dow Corning ou sous les dénominations « Gransil » par la société Grant Industries.

Ces corps gras peuvent être choisis de manière variée par l'homme du métier afin de préparer une composition ayant les propriétés, par exemple de consistance ou de texture, souhaitées.

Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, la composition selon l'invention est une émulsion eau-dans-huile (E/H) ou huile-dans-eau (H/E). La proportion de la phase huileuse de l'émulsion peut aller de 5 à 80 % en poids, et de préférence de 5 à 50 % en poids par rapport au poids total de la composition.

Les émulsions contiennent généralement au moins un émulsionnant choisi parmi les émulsionnants amphotères, anioniques, cationiques ou non ioniques, utilisés seuls ou en mélange, et éventuellement un co-émulsionnant. Les émulsionnants sont choisis de manière appropriée suivant l'émulsion à obtenir (E/H ou H/E). L'émulsionnant et le co-émulsionnant sont généralement présents dans la composition, en une proportion allant de 0,3 à 30 % en poids, et de préférence de 0,5 à 20 % en poids par rapport au poids total de la composition.

Pour les émulsions E/H, on peut citer par exemple comme émulsionnants les dimethicone copolyols tels que le mélange de cyclomethicone et de dimethicone copolyol, vendu sous la dénomination « DC 5225 C » par la société Dow Corning, et les alkyl-dimethicone copolyols tels que le Laurylmethicone copolyol vendu sous la dénomination "Dow Corning 5200 Formulation Aid" par la société Dow Corning et le Cetyl dimethicone copolyol vendu sous la dénomination Abil EM 90R par la société Goldschmidt. On peut aussi utiliser comme tensioactif d'émulsions E/H, un organopolysiloxane solide élastomère réticulé comportant au moins un groupement oxyalkyléné, tel que ceux obtenus selon le mode opératoire des exemples 3, 4 et 8 du document US-A-5,412,004 et des exemples du document US-A-5,811,487, notamment le produit de l'exemple 3 (exemple de synthèse) du brevet US-A-5,412,004. et tel que celui commercialisé sous la référence KSG 21 par la société Shin Etsu.

Pour les émulsions H/E, on peut citer par exemple comme émulsionnants, les émulsionnants non ioniques tels que les esters d'acides gras et de glycérol oxyalkylénés (plus particulièrement polyoxyéthylénés) ; les esters d'acides gras et de sorbitan oxyalkylénés ; les esters d'acides gras oxyalkylénés (oxyéthylénés et/ou oxypropylénés) ; les éthers d'alcools gras oxyalkylénés (oxyéthylénés et/ou oxypropylénés) ; les esters de sucres comme le stéarate de sucrose ; et leurs mélanges tels que le mélange de stéarate de glycéryle et de stéarate de PEG-40.

De façon connue, la composition cosmétique ou dermatologique de l'invention peut contenir également des adjuvants habituels dans le domaine cosmétique ou dermatologique, tels que les gélifiants hydrophiles ou lipophiles, les conservateurs, les solvants, les parfums, les charges, les filtres UV, les bactéricides, les absorbeurs d'odeur, les matières colorantes, les extraits végétaux, les sels. Les quantités de ces différents adjuvants sont celles classiquement utilisées dans le domaine considéré, et par exemple de 0,01 à 20 % du poids total de la composition. Ces adjuvants, selon leur nature, peuvent être introduits dans la phase grasse, dans la phase aqueuse et/ou dans les sphérules lipidiques.

Comme charges qui peuvent être utilisées dans la composition de l'invention, on peut citer par exemple, les pigments, la poudre de silice ; le talc ; les particules de polyamide et notamment celles vendues sous la dénomination ORGASOL par la société Atochem ; les poudres de polyéthylène ; les microsphères à base de copolymères acryliques, telles que celles en copolymère diméthacrylate d'éthylène glycol/ methacrylate de lauryle vendues par la société Dow Corning sous la dénomination de POLYTRAP ; les poudres expansées telles que les microsphères creuses et notamment, les microsphères commercialisées sous la dénomination EXPANCEL par la société Kemanord Plast ou sous la dénomination MICROPEARL F 80 ED par la société Matsumoto ; les microbilles de résine de silicone telles que celles commercialisées sous la dénomination TOSPEARL par la société Toshiba Silicone ; et leurs mélanges. Ces charges peuvent être présentes dans des quantités allant de 0 à 20 % en poids et de préférence de 1 à 10 % en poids par rapport au poids total de la composition.

Selon un mode préféré de réalisation, les compositions conformes à l'invention peuvent comporter en plus au moins un agent photoprotecteur organique et/ou au moins un agent photoprotecteur inorganique actif dans l'UVA et/ou l'UVB (absorbeurs), hydrosolubles ou liposolubles ou bien insolubles dans les solvants cosmétiques couramment utilisés et choisis parmi les agents suivants, désignés ci-dessous sous leur nom INCl :

  • les dérivés de l'acide p-aminobenzoïque (PABA), en particulier le PABA, l'éthyl PABA, l'éthyl Dihydroxypropyl PABA, l'éthylhexyl Diméthyl PABA (vendu notamment sous le nom « ESCALOL 507 » par ISP), le glyceryl PABA, ou le PEG-25 PABA (vendu sous le nom « UVINUL P25 » par BASF),
  • les dérivés salicyliques, en particulier l'homosalate (vendu sous le nom « EUSOLEX HMS » par RONA/EM INDUSTRIES), l'éthylhexyl salicylate (vendu sous le nom « NEO HELIOPAN OS » par HAARMANN et REIMER), le dipropyleneglycol salicylate (vendu sous le nom « DIPSAL » par SCHER), ou le TEA salicylate (vendu sous le nom « NEO HELIOPAN TS » par HAARMANN et REIMER),
  • les dérivés de dibenzoylméthane, en particulier le butyl Methoxydibenzoylmethane (vendu notamment sous le nom commercial « PARSOL 1789 » par HOFFMANN LA ROCHE), ou l'isopropyl Dibenzoylmethane,
  • les dérivés cinnamiques, en particulier l'éthylhexyl Methoxycinnamate (vendu notamment sous le nom commercial « PARSOL MCX » par HOFFMANN LA ROCHE), l'isopropyl methoxy cinnamate, l'isoamyl Methoxy cinnamate (vendu , sous le nom commercial « NEO HELIOPAN E 1000 » par HAARMANN et REIMER), le cinoxate, le DEA methoxycinnamate, le diisopropyl methylcinnamate, ou le glyceryl ethylhexanoate dimethoxycinnamate,
  • les dérivés de β,β-diphénylacrylate, en particulier l'octocrylene (vendu notamment sous le nom commercial « UVINUL N539 » par BASF), ou l'étocrylene, (vendu notamment sous le nom commercial « UVINUL N35 » par BASF),
  • les dérivés de la benzophénone, en particulier la benzophenone-1 (vendue sous le nom commercial « UVINUL 400 » par BASF), la benzophenone-2 (vendue sous le nom commercial « UVINUL D50 » par BASF), la benzophenone-3 ou oxybenzone (vendue sous le nom commercial « UVINUL M40 » par BASF), la benzophenone-6 (vendue sous le nom commercial « HELISORB 11 » par NORQUAY), la benzophenone-8 (vendue sous le nom commercial « SPECTRA-SORB UV-24 » PAR AMERICAN CYANAMID), la benzophenone-12, ou le 2-(4-diéthylamino-2-hydroxybenzoyl)-benzoate de n-hexyle,
  • les dérivés du benzylidène camphre, en particulier le 3-benzylidene camphor (fabriqué sous le nom « MEXORYL SD» par CHIMEX), le 4-methylbenzylidene camphor (vendu sous le nom « EUSOLEX 6300 » par MERCK), ou le polyacrylamidomethyl benzylidene camphor (fabriqué sous le nom « MESORYL SW » par CHIMEX),
  • les dérivés de triazine, en particulier l'anisotriazine (vendue sous le nom commercial «TINOSORB S » par CIBA SPECIALTY CHEMICALS), l'éthylhexyl triazone (vendue notamment sous le nom commercial «UVINUL T150 » par BASF), la diethylhexyl butamido triazone (vendue sous le nom commercial « UVASORB HEB » par SIGMA 3V), ou la 2,4,6- tris-(4'amino-benzalmalonate de diisobutyle)-s-triazine,
  • les dérivés de benzotriazole, en particulier, le drometrizole trisiloxane (vendu sous le nom « SILATRIZOLE » par RHODIA CHIMIE), le méthylène bis-benzotriazolyl tetramethylbutylphénol (vendu sous forme solide sous le nom commercial « MIXXIM BB/100 » par FAIRMOUNT CHEMICAL ou sous forme micronisé en dispersion aqueuse sous le nom commercial « TINOSORB M » par CIBA SPECIALTY CHEMICALS),
  • les dérivés anthraniliques, en particulier le menthyl anthranilate (vendu sous le nom commercial « NEO HELIOPAN MA » par HAARMANN et REIMER),
  • les dérivés d'imidazolines, en particulier l'éthylhexyl dimethoxybenzylidene dioxoimidazoline propionate,
  • les dérivés de benzalmalonate, en particulier le polyorganosiloxane à fonctions benzalmalonate (vendu sous la dénomination commerciale « PARSOL SLX » par HOFFMANN LA ROCHE),
  • et leurs mélanges,
  • les agents photoprotecteurs inorganiques choisis parmi les pigments ou bien encore les nanopigments (taille moyenne des particules primaires: généralement entre 5 nm et 100 nm, de préférence entre 10 nm et 50 nm) d'oxydes métalliques enrobés ou non comme par exemple les nanopigments d'oxyde de titane (amorphe ou cristallisé sous forme rutile et/où anatase), de fer, de zinc, de zirconium ou de cérium qui sont tous des agents photoprotecteurs UV bien connus en soi ; les agents d'enrobage classiques tels que l'alumine et/ou le stéarate d'aluminium ; les nanopigments d'oxydes métalliques, enrobés ou non enrobés, sont en particulier décrits dans les demandes de brevets EP518772 et EP518773.
  • Les agents photoprotecteurs organiques plus particulièrement préférés sont choisis parmi l'éthylhexyl salicylate, l'éthylhexyl methoxycinnamate, l'octocrylene, la benzophenone-3, le 4-methylbenzylidene camphor, la 2,4,6-tris-(4'-amino benzalmalonate de diisobutyle)-s-triazine, l'anisotriazine, l'éthylhexyl triazone, la diethylhexyl butamido triazone, le méthylène bis-benzotriazolyl tetramethylbutylphénol, le drometrizole trisiloxane, et leurs mélanges.
  • Les agents photoprotecteurs sont généralement présents dans les compositions selon l'invention dans des proportions allant de 0,1 à 20% en poids par rapport au poids total de la composition, et de préférence allant de 0,2 à 15% en poids par rapport au poids total de la composition.

Dans un autre aspect avantageux de l'invention, la composition utilisée peut contenir en outre au moins un autre actif dépigmentant ou antipigmentant.

Dans un autre aspect avantageux de l'invention, la composition utilisée peut contenir en outre au moins un autre agent choisi parmi les agents piégeurs d'ozone, les agents piégeurs de métaux lourds, et les agents anti-radicalaires.

Comme agents piégeurs d'ozone utilisables dans la composition selon l'invention, on peut citer en particulier les phénols et polyphénols, en particulier les tannins, l'acide ellagique et l'acide tannique ; l'épigallocatéchine et les extraits naturels en contenant ; les extraits de feuille d'olivier ; les extraits de thé, en particulier de thé vert ; les anthocyanes ; les extraits de romarin ; les acides phénols, en particulier l'acide chorogénique ; les stilbènes, en particulier le resvératrol ; les dérivés d'acides aminés soufrés, en particulier la S-carboxyméthylcystéine ; l'ergothionéine ; la N-acétylcystéine ; des chélatants comme la N,N'-bis-(3,4,5-triméthoxybenzyl)éthylènediamine ou l'un de ses sels, complexes métalliques ou esters ; des caroténoïdes tels que la crocétine ; et des matières premières diverses comme le mélange d'arginine, ribonucléate d'histidine, mannitol, adénosinetriphosphate, pyridoxine, phénylalanine, tyrosine et ARN hydrolysé commercialisé par les Laboratoires Sérobiologiques sous la dénomination commerciale CPP LS 2633-12F®, la fraction hydrosoluble de maïs commercialisée par la société SOLABIA sous la dénomination commerciale Phytovityl®, le mélange d'extrait de fumeterre et d'extrait de citron commercialisé sous la dénomination Unicotrozon C-49® par la société Induchem, et le mélange d'extraits de ginseng, de pomme, de pêche, de blé et d'orge vendu par la société PROVITAL sous la dénomination commerciale Pronalen Bioprotect®.

Enfin, comme agents piégeurs de métaux lourds utilisables dans la composition selon l'invention, on peut citer en particulier les agents chélatants tels que l'EDTA, le sel pentasodique de l'acide éthylènediamine tétraméthylène phosphonique, et la N,N'-bis-(3,4,5-triméthoxybenzyl)éthylènediamine ou l'un de ses sels, complexes métalliques ou esters ; l'acide phytique ; les dérivés de chitosan ; les extraits de thé, en particulier de thé vert ; les tannins tels que l'acide ellagique ; les acides aminés soufrés tels que la cystéine ; les extraits de Jacinthe d'eau (Eichornia crassipes) ; et la fraction hydrosoluble de maïs commercialisée par la société SOLABIA sous la dénomination commerciale Phytovityl®.

Les agents anti-radicalaires utilisables dans la composition selon l'invention comprennent, outre certains agents anti-pollution mentionnés précédemment, la vitamine E et ses dérivés tels que l'acétate de tocophéryle ; les bioflavonoïdes ; le co-enzyme Q10 ou ubiquinone ; certaines enzymes comme la catalase, le superoxyde dismutase, la lactoperoxydase, le glutathion peroxydase et les quinones réductases ; le glutathion ; le benzylidène camphre ; les benzylcyclanones ; les naphtalénones substituées ; les pidolates ; le phytantriol ; le gamma-oryzanol ; les lignanes ; et la mélatonine.

La composition selon l'invention peut être appliquée sur la peau, ou les lèvres. Elle peut ainsi être utilisée dans un procédé de traitement cosmétique en vue de prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau ou les muqueuses, comprenant l'application de la composition selon l'invention sur la peau ou les muqueuses.

L'invention concerne également un procédé de traitement cosmétique en vue de prévenir ou lutter contre la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau ou des muqueuses, comprenant l'application de la composition selon l'invention sur la peau ou les muqueuses.

Les exemples qui suivent servent à illustrer l'invention sans toutefois présenter un caractère limitatif. Les composés sont, selon le cas, cités en noms chimiques ou en noms CTFA (International Cosmetic Ingrédient Dictionary and Handbook).

EXEMPLES Exemple 1 : Test de conservation accéléré.

Ce test a pour but d'étudier la dégradation d'un actif hydrophile sensible à l'oxydation après deux mois de conservation à 45°C. Diverses solutions ont été réalisées, et leurs compositions sont regroupées dans le tableau suivant : Compositions (dans l'eau) acide ascorbique polymère 1 polymère 2 solution A (Témoin 1) 15% - - solution B 15% 1% - solution C 15% - 1% solution D (Témoin 2) 5% - - solution E 5% 1% - solution F 5% - 1%

Toutes les solutions sont ramenées à pH 6 avec KOH 8,9 mole/l

Les pourcentages des polymères sont donnés en matière active.

Polymère 1 : Copolymère styrène/anhydride maléique (50/50), sous forme de sel d'ammonium à 30% dans l'eau, vendu sous la référence SMA1000H® par la société ATOFINA.

Polymère 2 : Copolymère styrène/anhydride maléique (50/50), sous forme de sel de sodium vendu sous la référence SMA1000HNa® par la société ATOFINA.

Le taux de dégradation mesuré est donné par le rapport : (C0- C2mois)/C0 avec C0 concentration en acide ascorbique à t=0 et C2mois la concentration en acide ascorbique à t=2 mois, dans les conditions indiquées dans le tableau ci-dessus.

La concentration en acide ascorbique est déterminée par la technique HPLC (système LaChrom Merck). Les conditions analytiques sont les suivantes :

  • Colonne Lichrosphere100 RP18 (250 mm)
  • Eluant : tampon phosphate 0,1M, pH 2,1
  • Débit : 1 ml/min.
  • Détection à 257 nm
  • Dilution de l'échantillon tel que la concentrattion en acide ascorbique soit comprise entre 0,05 et 1 mg/ml.

Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau II suivant :

On constate d'après le tableau II que la stabilité de l'acide ascorbique, à une concentration de 5 ou 15%, est améliorée en présence des polymères 1 et 2 de l'invention, même en présence de l'oxygène de l'air, comparativement au témoin.

Les polymères cités étant hydrophiles, il suffira de les ajouter à une solution aqueuse d'acide ascorbique pour stabiliser ce dernier.

Exemple 2 : mise en évidence de l'acitivité anti-radicalaire : I. Principe

Ce test permet d'évaluer l'effet anti-OH° d'une molécule.

Il est basé sur la mesure en chromatographie en phase gazeuse de l'éthylène formé à partir de l'oxydation de la méthionine par le radical hydroxyle. Celui-ci est généré par une réaction de Fenton-ferro catalysée, entretenue par la génération continue d'anions superoxydes. Les anions O2°- sont produits par réduction photochimique à 365 nm de la riboflavine (RBF) par un donneur d'hydrogène, suivant le schéma suivant :

La neutralisation des radicaux OH° se traduit par une inhibition de la production d'éthylène.

II. Mode opératoire

Matériel d'irradiation : 3 tubes à vapeur de mercure basse pression.

Les produits testés sont solubilisés dans un tampon phosphate. Ils sont testés à des concentrations finales dans le mélange réactionnel allant généralement de 0,1 à 3 %, suivant leur solubilité, le volume final est de 2 ml.

On règle la hauteur d'exposition sous la rampe UV afin d'avoir un temps d'exposition d'environ 8 minutes pour une dose d'UVA de 1 joule / cm2 et de ne pas modifier ce réglage pendant toute la durée du test.

Dans un flacon head-space, on introduit dans l'ordre suivant :

  • 1,4 ml de tampon phosphate
  • 100 µl de solution de méthionine 200mM
  • 100 µl de solution de chlorure ferrique 4mM
  • 100 µl de tampon phosphate pH 7,4 (témoin) ou de solution contenant l'actif à tester
  • 100 µl de solution d'EDTA 4mM
  • 100 µl de solution de NADH 400mM

Les échantillons et les placebo sont tous préparés à la suite et gardés à l'abri de la lumière.

La rampe UVA est allumée en affichant un nombre de joules au moins égal au nombre d'échantillons, les échantillons sont irradiés un par un à 0,5 Joules d'intervalle.

Tous les 0,5 joules:

  • Ajouter 100 µl de riboflavine
  • mélanger
  • Irradier 1 joule
  • Arrêter avec 0,5 ml de NaOH 1N
  • Mettre à l'abri de la lumière

Les flacons sont insérés dans le passeur d'échantillons du chromatographe. Le pic d'éthylène sort à un temps de rétention proche de 2,00 minutes. Effectuer au minimum 3 mesures par échantillon.

III. Résultats :

Les résultats sont exprimés en pourcentage d'inhibition de production d'éthylène par rapport à la solution témoin.

Il apparaît que, pour les échantillons testés contenant l'association acide ascorbique et copolymère styrène / anhydride maléique sous forme de sel de sodium à 40 % dans l'eau, l'inhibition de la production d'éthylène est augmentée par rapport au témoin, mettant ainsi en évidence l'activité antiradicalaire de cette association.

Exemple 3 : crème H/E :

On prépare la composition suivante de manière classique pour l'homme du métier. Phase A Glycéryl stéarate and Peg-100 stéarate 2,5 g Peg-50 stéarate 2,5 g Cétyl alcohol 1 g Stéaryl alcohol 1 g Hydrogenated polyisobutene 5 g Phase B Eau 12,23 g Glycérine 5 g Phase C Cyclopentasiloxane 15g Carbomer 0,6 g Phénoxyéthanol 1 g Phase D Eau 42,87 g Ascorbic acid 5 g Potassium hydroxide (50% solution) 3 g Copolymère styrène/anhydride maléique, sel d'ammonium à 30% dans l'eau (SMA1000H® ATOFINA) 3,3 g

On obtient une crème douce qui permet d'améliorer l'éclat du teint de la peau et aide à lisser les traits du visage, et dans laquelle l'acide ascorbique présente une bonne stabilité.

Exemple 4 : émulsion E/H :

On prépare la composition suivante de manière classique pour l'homme du métier. Phase A Eau 53,03 g Ascorbic acid 5 g Potassium hydroxide (50% solution) 2,97 g Copolymère styrène/anhydride maléique, sel de sodium à 40% dans l'eau (SMA1000HNa® ATOFINA) 2,5 g Glycérine 3 g Phénoxyéthanol 1 g Phase B Cyclopentasiloxane and diméthicone copolyol (Dow Corning® 5225C) 20 g Phényl triméthicone 4 g Prunus armeniaca (apricot) kernel oil 3,5 g Nylon-12 5g

On obtient une émulsion eau-dans-huile blanche, apte à améliorer l'éclat du teint de la peau et à lisser les traits du visage, et dans laquelle l'acide ascorbique présente une bonne stabilité.


Anspruch[fr]
  1. Utilisation cosmétique d'une composition pour prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau, ladite composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène, dans un milieu physiologiquement acceptable comprenant une phase aqueuse.
  2. Utilisation cosmétique et/ou dermatologique d'une composition pour prévenir ou lutter contre la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau, ladite composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène, dans un milieu physiologiquement acceptable comprenant une phase aqueuse.
  3. Utilisation d'une association constituée d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène dans une composition cosmétique comprenant une phase aqueuse, en tant qu'agent antiradicalaire.
  4. Utilisation d'une association constituée d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène dans une composition cosmétique comprenant une phase aqueuse, en tant qu'agent apaisant des érythèmes solaires.
  5. Utilisation d'au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et d'au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène, pour la préparation d'une composition dermatologique comprenant une phase aqueuse, destinée à prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau.
  6. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'actif hydrophile est choisi parmi les dérivés de l'acide ascorbique tels que le 5,6-di-O-diméthylsilyl-ascorbate, le dl-alpha-tocopheryl-dl-ascorbyl-phosphate sel de potassium, l'ascorbyl phosphate de magnésium, l'ascorbyl phosphate de sodium, et l'ascorbyl glucoside.
  7. Utilisation selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que l'actif hydrophile sensible à l'oxydation est l'acide ascorbique.
  8. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les unités anhydride maléique du copolymère sont sous forme hydrolysée, et sous forme de sels alcalins.
  9. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'actif sensible à l'oxydation et le copolymère sont tous deux dans la phase aqueuse.
  10. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le copolymère possède une fraction molaire en unité anhydride maléique comprise entre 0,1 et 1.
  11. Utilisation selon la revendication 10 caractérisée en ce que le copolymère possède une fraction molaire en unité anhydride maléique comprise entre 0,4 et 0,9.
  12. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que le copolymère est un copolymère de styrène et d'anhydride maléique dans un rapport 50/50.
  13. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le copolymère est un copolymère de styrène et d'anhydride maléique dans un rapport 50/50 sous forme de sel d'ammonium ou de sodium.
  14. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que le rapport molaire entre l'équivalent unité anhydride maléique et l'actif hydrophile sensible à l'oxydation varie entre 0,005 et 10.
  15. Utilisation selon la revendication 14 caractérisée en ce que le rapport molaire entre l'équivalent unité anhydride maléique et l'actif hydrophile sensible à l'oxydation varie entre 0,01 et 1.
  16. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 caractérisée en ce que le copolymère est présent à une concentration comprise entre 0,1 et 40 % en poids de la phase aqueuse.
  17. Utilisation selon la revendication 16 caractérisée en ce que le copolymère est présent à une concentration comprise entre 0,1 et 10 % en poids de la phase aqueuse.
  18. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce que la composition contient en outre un autre agent choisi parmi les agents piégeurs d'ozone, les agents piégeurs de métaux lourds, et les agents anti-radicalaires.
  19. Procédé de traitement cosmétique en vue de prévenir ou lutter contre les effets néfastes des UV et/ou de la pollution sur la peau ou les muqueuses, comprenant l'application sur la peau ou les muqueuses d'une composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène.
  20. Procédé de traitement cosmétique en vue de prévenir ou lutter contre la perte de fermeté et/ou d'élasticité de la peau ou des muqueuses, comprenant l'application sur la peau ou les muqueuses d'une composition contenant au moins un actif hydrophile sensible à l'oxydation choisi parmi l'acide ascorbique et ses dérivés et au moins un copolymère d'anhydride maléique comportant un ou plusieurs co-monomères anhydride maléique et un ou plusieurs co-monomères choisis parmi l'acétate de vinyle, l'alcool vinylique, la vinylpyrrolidone, les oléfines comportant de 2 à 20 atomes de carbone, et le styrène.






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