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Dokumentenidentifikation EP1559521 16.05.2007
EP-Veröffentlichungsnummer 0001559521
Titel Verstärkungselement für flache Werkzeuge in einer Machine für die Verpackungsindustrie
Anmelder Bobst S.A., Lausanne, CH
Erfinder Steiner, Jean-Pierre, 1023 Crissier, CH
Vertreter derzeit kein Vertreter bestellt
DE-Aktenzeichen 602004005659
Vertragsstaaten AT, BE, BG, CH, CY, CZ, DE, DK, EE, ES, FI, FR, GB, GR, HU, IE, IT, LI, LU, MC, NL, PT, RO, SE, SI, SK, TR
Sprache des Dokument FR
EP-Anmeldetag 30.01.2004
EP-Aktenzeichen 044050565
EP-Offenlegungsdatum 03.08.2005
EP date of grant 04.04.2007
Veröffentlichungstag im Patentblatt 16.05.2007
IPC-Hauptklasse B26D 7/18(2006.01)A, F, I, 20051017, B, H, EP

Beschreibung[fr]

La présente invention a pour objet un organe de renforcement d'un outil plan utilisé dans une machine destinée notamment à l'industrie de l'emballage, plus particulièrement dans une station d'éjection de déchets d'une presse à platine pour la fabrication d'ébauches de boîtes à partir de feuilles de carton, de papier ou de matières synthétiques par exemple.

Généralement, une presse à platine comprend plusieurs stations placées les unes à la suite des autres, dont notamment un margeur permettant d'alimenter la machine en feuilles de carton à partir d'une pile, une station de découpage découpant les feuilles une à une suivant une forme donnée pour produire des découpes de boîtes, une station d'éjection retirant les déchets indésirables résultant du découpage, et enfin une station de réception en piles des découpes ainsi façonnées.

Les feuilles sont chacune appréhendées en leur bord frontal par une barre de pinces en déplacement sur un train de chaînes qui les emmène tour à tour dans les différentes stations. Les feuilles, appelées aussi éléments en plaque, travaillées par de telles machines comprennent généralement chacune une pluralité de poses ou découpes qui représentent les formes et les surfaces développées des emballages fabriqués.

Les contours de ces poses sont découpés par des filets coupeurs dans la presse à platine, alors que les lignes de pliage de ces poses sont marquées par des filets refouleur au cours de la même opération. Pour éviter que la feuille ne se disloque une fois découpée, les filets coupeurs auront été préalablement entaillés au droit de chaque jointure de poses. De ce fait, toutes les poses restent fragilement maintenues entre elles par des ponts de matière, appelés points d'attache, épargnés du découpage par les entailles pratiquées dans les filets coupeurs.

Bien que l'arrangement des poses sur la feuille soit effectué de la façon la plus judicieuse possible, il n'est généralement pas possible d'éviter de produire des déchets résultant du découpage. Ces déchets sont constitués par le pourtour de la feuille et par les parties interstitielles qui séparent les poses entre elles. Ce sont ces surfaces qui constituent les déchets indésirables qu'il convient de retirer de la feuille dans la station d'éjection des déchets.

Une telle station comprend généralement un outil supérieur mobile dans le plan vertical et doté d'éjecteurs, une planche d'éjection ajourée sur laquelle les feuilles viennent successivement s'arrêter pour être débarrassées de leurs déchets, et généralement un outil inférieur collaborant avec l'outil supérieur pour retirer les déchets de la feuille. D'un format semblable à celui de la feuille, l'outil supérieur se présente sous la forme d'une planche perforée ou d'un cadre muni de plusieurs barres sur lesquelles sont montées des aiguilles d'éjection qui détachent les déchets de la feuille en les poussant vers le bas au travers des ajours de la planche d'éjection. Parfois, l'outil supérieur comprend également des presseurs, constitués par exemple par de petits cubes de mousse, qui ont pour simple effet de maintenir les poses de la feuille contre la face supérieure de la planche d'éjection. L'outil inférieur comprend des aiguilles d'éjection télescopiques disposées en regard de celles de l'outil supérieur. Cette disposition permet précisément de pincer tous les déchets et de les retirer de la feuille en une seule opération au travers de la planche d'éjection. Une telle station d'éjection est illustrée et décrite plus en détail dans le brevet CH689974.

Il se peut parfois que l'outil inférieur ne soit pas utilisé; les déchets sont alors éjectés de la feuille par la seule action des éjecteurs de l'outil supérieur qui les poussent vers le bas. Dans ce cas, l'éjection est dite "dynamique". A haute vitesse, la planche d'éjection est par contre soumise à de fortes pressions verticales du fait que les déchets, n'étant plus pincés pour être retirés, doivent reposer partiellement sur les bords de l'ouverture prévue pour leur éjection afin de les faire avant tout fléchir vers le bas pour en casser simultanément tous les points d'attache. Sans un tel positionnement de la feuille, certains points d'attache risquent de ne pas être brisés, laissant pendre alors les déchets au travers des ajours de la planche et provoquer un inévitable bourrage lors de l'évacuation de la feuille hors de la station d'éjection. La solution visant à pincer les déchets entre un outil supérieur et un outil inférieur permet donc de garantir, à très haute vitesse, une parfaite élimination de tous les déchets de la feuille sans aucun bourrage.

C'est en particulier sur l'outil plan d'une telle station, outil appelé aussi planche d'éjection, que l'objet de la présente invention trouve principalement son utilisation. Les outils supérieur et inférieur, ainsi que la planche d'éjection, sont généralement chacun disposés et fixés sur un cadre porteur pouvant être facilement extrait de la station d'éjection dans le plan horizontal à la manière d'un tiroir. Destinée à ne supporter que les poses de la feuille tout en permettant le retrait des déchets, la planche d'éjection ne présente que rarement des bords rectilignes mais possède des bords irréguliers qui reproduisent les contours des poses situées en périphérie de la feuille. De ce fait, la planche d'éjection ne peut pas être directement fixée dans son cadre porteur par ses bords, mais nécessite d'être montée sur des barres longitudinales adaptées pour pouvoir être placées et maintenues dans le cadre porteur par leurs extrémités. Ces barres portantes ont généralement une section rectangulaire, dont les plus longs côtés sont orientés verticalement pour pouvoir bénéficier d'une plus grande rigidité à la flexion. Elles sont fixées contre la face inférieure de la planche d'éjection par des équerres vissées, d'une part contre les flancs de ces barres, et d'autre part dans la planche en question. Le brevet CH575294 illustre bien ce mode d'agencement dans ses figures 2 et 3.

Ce mode de réalisation présente plusieurs inconvénients à savoir que pour leur fixation, ces barres requièrent une multitude de petites pièces détachées (équerres et visserie) qui nécessitent des travaux de perçage, d'ajustage et d'assemblage relativement longs. De plus, ce mode de réalisation occupe à la surface de la planche d'éjection une certaine place non négligeable nécessaire aux équerres de fixation. Par ailleurs, compte tenu du nombre important de pièces de visserie nécessaires par planche d'éjection, ces pièces sont généralement récupérées tout comme les équerres de fixation. Or, du fait que chaque planche d'éjection est propre à un travail spécifique, la récupération de telles pièces nécessite un travail de démontage qui ne contribue qu'à renchérir le coût de réalisation d'une tâche donnée. Pour réduire les coûts de fabrication et de préparation d'une planche d'éjection, on a déjà pensé à remplacer les barres de renforcement généralement métalliques par des barres d'un autre matériau meilleur marché et pouvant être collé comme le bois. Or, étant moins solide que le métal, ce matériau nécessite en contre partie un dimensionnement plus important de l'épaisseur des barres de renforcement. Ce surdimensionnement a l'inconvénient d'occuper davantage de place à la surface de la planche d'éjection et par conséquent il devient aussi plus difficile de disposer de telles barres sur la planche d'éjection tout en évitant tous les ajours destinés à l'éjection des déchets pour ne pas les obstruer. Les extrémités des barres portantes ont généralement une forme plus effilée, usinée de façon à ce qu'elles puissent venir en prise avec le système de fixation prévu sur le cadre porteur de la station pour lequel il est destiné. Or, lorsque ces barres sont en bois, le profil effilé de leurs extrémités fragilise ces dernières qui deviennent délicates et nécessitent une attention toute particulière lors de leur manutention. Enfin, en raison de leur usure rapide, des tests en atelier ont également montrés que de telles planches d'éjection avaient assez vite tendance à être sujettes à des vibrations progressives en cours d'utilisation prolongée.

Pour pallier ces inconvénients, un autre organe connu est quant à lui divulgué dans le document EP 1'348'524 et a trait à une barre de renforcement qui comporte sur son chant supérieur une pluralité de têtes de fixation pouvant s'insérer dans des ouvertures ménagées dans la planche d'éjection. L'assemblage d'une telle barre sur la planche d'éjection s'effectue en exerçant une pression sur cette barre jusqu'à ce que les têtes de fixation s'insèrent correctement dans les ouvertures correspondantes. Les têtes de fixation étant chacune dotées d'une paire de griffes dont la forme rappelle celle d'un hameçon, ce mode d'assemblage permet de réaliser une fixation à demeure sans l'adjonction d'aucune pièce additionnelle rapportée contre les flancs de la barre.

Cependant, l'inconvénient de cet organe réside dans le fait qu'une fois insérée dans la planche d'éjection, la barre de renforcement ne peut plus est retirée; ce mode de fixation étant permanent, définitif et à usage unique. Chaque nouveau travail de façonnage d'une feuille dans une presse à platine nécessite, pour les différentes stations, des outils spécifiques qui sont directement fonction de la forme des poses à réaliser. Or, lors de petites séries, le coût de fabrication des emballages s'en trouve renchérit par la courte durée d'utilisation des outils plans spécifiques qui ne peuvent être échangés même pour des séries que légèrement différentes. A titre de comparaison, la valeur d'un jeu de barres de renforcement pour un outil plan représente environ les 25% du prix de vente de la planche d'éjection. Proportionnellement, on constate donc que le coût de telles barres de renforcement n'est pas négligeable par rapport au coût de l'outil plan. De ce fait, on comprend qu'il serait souhaitable de pouvoir récupérer ces barres afin de les réutiliser pour d'autres outils plans.

Un autre inconvénient de cet organe provient du fait qu'il est issu d'une fabrication uniforme et standardisée ne permettant aucune adaptation possible en dehors du gabarit initial pour lequel il a été conçu. De ce fait, il devient impossible de vouloir employer un tel même organe pour des outils plans ayant des dimensions différentes de celles qui étaient prévues à l'origine. Or, il n'est pas rare de trouver des parcs de machines composés de plusieurs presses issues de fabricants distincts, utilisant des outils spécifique non normalisés.

Un autre inconvénient de cet organe réside dans le fait qu'il est nécessaire de recourir à un outil supplémentaire, tel qu'un marteau ou un maillet, pour pouvoir correctement enfoncer les barres de renforcement dans l'outil plan. En raison de la forme des griffes, qui comprennent des parties saillantes s'insérant dans les flancs des ouvertures de la planche d'éjection, il est en effet nécessaire d'appliquer une certaine force pour réussir à faire plaquer correctement le chant supérieur de la barre contre la surface de l'outil plan. Cette force est d'autant plus grande que le nombre de tête de fixation est élevé et dépend directement de la tolérance d'usinage entre la largeur hors tout des griffes et celle de l'ouverture dans laquelle elles doivent venir s'y insérer. De plus, en raison de l'effet tranchant que provoque la faible surface du chant de ces organes de renforcement, il est difficilement supportable pour un monteur de mettre en place à main nues toute une série de barres sur une même planche d'éjection. Or, le recours a un outil de frappe engendre des nuisances évidentes que l'on recherche plutôt à réduire dans un environnement déjà passablement bruyant au vu du fonctionnement constant des machines environnantes.

Le but de la présente invention est de fournir un organe qui puisse renforcer un outil plan dans une machine destinée à la fabrication d'emballages, plus particulièrement dans un station d'éjection d'une presse à platine, en s'affranchissant de tous les inconvénients précités. Cet organe doit également pouvoir constituer un moyen de support et de fixation de l'outil plan. Dans ce but, l'objet de la présente invention doit pouvoir être récupérable en vue d'une utilisation ultérieure sur d'autres outils plans, et à ces fins cet organe doit pouvoir être facilement et rapidement monté et démonté de chaque outil plan. La fixation sur de tels outils ne doit dépendre d'aucune pièce additionnelle et ne doit pas non plus recourir à une quelconque substance adhésive ni à tout autre élément susceptible de procurer le même effet. Un autre but visé par l'objet de la présente invention est de fournir un organe qui puisse avoir une longueur variable s'adaptant à tout outil de taille usuelle. Enfin, l'organe en question doit pouvoir bénéficier d'un coût de fabrication modeste par rapport au prix de revient de l'outil plan pour lequel il est utilisé et par rapport à sa durée de vie, à savoir une utilisation illimitée jusqu'à la rupture d'un élément qui le compose.

Ces buts sont atteints grâce à la présente invention qui a pour objet un organe de renforcement d'un outil plan, conforme à ce qu'énonce la revendication 1.

L'invention sera mieux comprise à l'étude d'un mode de réalisation pris à titre nullement limitatif, illustré par les figures annexées dans lesquelles:

  • Les figure 1 a et 1b sont respectivement des vues en élévation de la partie avant et centrale, et de la partie arrière de l'objet de l'invention illustré dans une position dite ouverte sur un outil plan représenté en coupe.
  • La figure 2 est une vue en élévation de la partie avant de l'objet de l'invention illustré dans une position dite fermée.
  • La figure 3 est une vue de gauche de la figure 2.
  • La figure 4 est une vue de dessus de la figure 2.

Les figures 1 a et 1b illustrent, dans des vues en élévation, l'organe 1 de la présente invention dans une position dite ouverte sur un outil plan 2 représenté en coupe. Etant de forme longiligne dont la géométrie rappelle celle d'une barre, la représentation de l'organe 1 est illustrée en deux portions, respectivement dans les figures 1 a et 1b. La figure 1a montre la partie avant 10 de l'organe 1 ainsi que sa partie centrale 30 en coupe partielle, alors que la figure 1b montre la partie arrière 40 destinée à venir s'emboîter dans la partie centrale 30. La forme générale de l'organe 1 est préférentiellement celle d'une barre rectiligne au profil étroit, disposée sur son chant supérieur 3 contre la surface inférieure 4 de l'outil plan 2. Ce dernier pouvant être typiquement une planche d'éjection d'une presse à platine non illustrée.

Selon le mode de réalisé préféré, la partie avant 10 comprend notamment un corps 11 doté d'un mécanisme 20 qui permet de fixer l'organe 1 sur l'outil plan 2 en passant d'une position dite ouverte à une position dite fermée, et inversement permet de le retirer pour le séparer de l'outil plan 2.

La fixation de l'organe 1 se fait au moyen d'au moins un ergot fixe 12 et d'au moins un ergot mobile 13, tous solidaires de l'organe 1 et destinés chacun à venir en prise avec un flanc 5 d'une ouverture 6 ménagée à cet effet dans l'outil plan 2. Chacun de ces ergots est doté d'une extrémité tranchante ou pointue pouvant se planter facilement dans du bois par exemple. Dans le mode de réalisation préféré, l'ergot fixe 12 est tourné vers l'arrière et est constitué d'une excroissance du corps 11 située à l'extrémité arrière de ce dernier, contre le chant supérieur 3. L'ergot mobile 13 est quant à lui tourné vers l'avant de sorte qu'il pointe dans la direction opposée à celle de l'ergot fixe 12. Par ailleurs, l'ergot mobile 13 peut se mouvoir dans le sens longitudinal et constitue la partie supérieure d'un étrier 14 monté en basculement autour d'un axe 15 traversant le corps 11 de l'organe 1, tel qu'illustré notamment dans la figure 3.

Le mouvement longitudinal de l'ergot mobile 13 est obtenu par l'action du mécanisme 20 qui, en position ouverte ramène l'étrier 14 dans une orientation préférentiellement verticale telle qu'illustrée dans la figure 1 a, et en position fermée, comme illustré dans la figure 2, le force à basculer vers l'avant autour de son axe de rotation 15 de sorte que l'ergot mobile 13 puisse venir s'agripper à l'outil plan 2, en s'insérant dans le flanc 5 de l'ouverture 6 correspondante. A cette fin, le mécanisme 20 de fermeture et d'ouverture comprend une poignée coudée 21, faisant office de levier, reliée en l'une de ses extrémités à une tige 23 par une première articulation 22 et relié en son talon à l'extrémité d'une barrette 24 par une seconde articulation 25. Comme mieux illustré dans la figure 1 a, cette barrette 24 fait également office de levier et prend appui en son extrémité opposée au fond d'une lumière 16 ménagée dans le corps 11 de l'organe 1. La tige 23 traverse l'étrier 14 et coulisse longitudinalement dans une embrasure 17 pratiquée à cet effet dans le corps 11 de l'organe 1. Cette tige 23 comprend, entre la première articulation 22 et l'étrier 14, une portée autour de laquelle prend place un moyen élastique 27, illustré dans les figures 1 a, 2 et 4 par un ressort de compression. Ce moyen élastique, ou ressort de compression, s'appuie à l'arrière contre un épaulement 28 de la tige 23, et à l'avant contre l'étrier 14 en poussant ce dernier jusqu'à venir en butée contre une goupille d'arrêt 29 fixée transversalement au travers de la tige 23. L'ergot mobile 13 est donc poussé à la fois par l'action de la poignée coudée 21, lorsque celle-ci est fermée, et par l'action du moyen élastique 27.

Tel qu'illustré notamment dans la figure 4, afin d'améliorer et de garantir une certaine stabilité de l'organe 1 placé en position debout sur son chant supérieur 3, de préférence au moins une ailette 18 s'y trouve rapportée dans le but de constituer une petite surface d'appui supplémentaire s'adossant contre la surface inférieure 4 de l'outil plan 2.

De façon à ce que l'organe 1 puisse être appréhendé par le dispositif de repérage et de serrage, non illustré mais prévu dans la presse à platine pour maintenir correctement l'outil plan 2 en machine, au moins une extrémité 19 de cet organe 1 est profilée en conséquence.

La figure 1b illustre la partie arrière 40 de l'organe 1 de la présente invention. Cette partie arrière, détachable du reste de l'organe 1 sans que cela en soit une nécessité, est déplaçable dans le sens longitudinal par rapport à la partie avant 10, préférentiellement par coulissement. A cette fin, elle se compose notamment d'une portion coulissante 41 et d'une queue 42. La portion coulissante 41 coulisse le long de la partie centrale 30 de l'organe 1. Pour ce faire, et selon le mode de réalisation préféré, la partie centrale 30 est une partie tubulaire dont les dimensions intérieures sont légèrement supérieures aux dimensions extérieures de la portion coulissante 41. Ainsi, par coulissement de ces deux parties l'une par rapport à l'autre, la longueur de l'organe 1 peut varier au gré des besoins de l'utilisateur dans une plage correspondant à la longueur de la course dudit coulissement.

La queue 42 est dotée d'un ergot 43 tourné vers l'avant et de forme semblable ou identique à celle de l'ergot fixe 12 décrit précédemment. L'ergot 43 est de préférence fixe et sa fonction est également identique à celle de l'ergot fixe 12. Avantageusement, la queue est aussi dotée d'une ailette 18 de stabilisation de l'organe 1. Dans le mode de réalisation préféré, tel qu'illustré dans la figure 1b, cette queue est également dotée d'un mécanisme de fixation 20 identique à celui décrit précédemment dans la partie avant 10.

La partie arrière 40 de l'organe de la présente invention comprend un butoir 45 contre lequel peut venir s'appuyer un organe de serrage, propre à la machine d'emballage, poussant la partie arrière 40 dans le sens longitudinal. Pour ce faire, une barre transversale de cette machine vient glisser sur un plat 44 agencé à l'extrémité de la queue 42, sur le chant inférieur 7 de l'organe 1. Cette barre, non illustrée car faisant partie d'un dispositif de fixation extérieur à la présente invention, constitue l'organe de serrage qui permet de maintenir l'outil plan 2 en machine. Venant en contact contre le butoir 45 agencé sur ce chant 7 à l'avant du plat 44, cette barre transversale permettra donc de pousser la queue 42 de l'organe 1 vers l'avant, de sorte que l'ergot 43 se plante dans le flanc 5 de l'ouverture 6 correspondante et entraîne ainsi tout l'outil plan 2 dans la même direction jusqu'à ce qu'il puisse être appréhendé en machine par l'extrémité 19.

L'usage de l'organe 1 de la présente invention a l'avantage d'être simple, rapide et fiable. Pour mettre en place et fixer cet organe, il suffit d'insérer les ergots 12, 13 de la partie avant 10 dans les ouvertures 6 correspondantes de l'outil plan 2, d'ajuster la longueur de l'organe 1 en faisant coulisser la partie arrière 40 le long de la partie centrale 30 jusqu'à ce que l'ergot 43 de la queue 42 se glisse également dans une ouverture 6, de plaquer le chant supérieur 3 de l'organe 1 contre la surface inférieure 4 de l'outil plan, et d'abaisser la poignée coudée 21 afin de fermer le mécanisme 20 de fixation. La suite inverse de ces opérations permet de retirer tout aussi facilement l'organe de son outil plan. A ce propos, on notera que la mise en place et le retrait de l'organe 1 ne nécessite aucun outil additionnel, ni aucune autre pièce mécanique.

En raison de la simplicité de son fonctionnement et de son usage, la construction de cet organe peut être grossière et ne nécessite pas d'esthétique particulière. Ainsi, les articulations 22, 25, l'axe 15 et la goupille d'arrêt 29 peuvent par exemple être réalisés au moyen de simples goupilles élastiques. Le découpage des formes des parties avant 10 et arrière 40 peut par exemple être avantageusement usiné au laser, tout comme la lumière 16 et l'embrasure 17 notamment. La forme tubulaire de la partie centrale 30 peut être obtenue par pliage et soudage d'une plaque prévue à cet effet. L'assemblage des parties avant et centrale, tout comme l'assemblage des ailettes 18, peut également être réalisé simplement par soudage. De ce fait, on remarquera que le coût de réalisation d'un tel organe de renforcement peut être réduit à son minimum sans porter préjudice à la solidité qu'il requiert.

On relèvera que les ouvertures 6 sont préférentiellement de forme carrée ou rectangulaire et que leurs flancs sont avantageusement verticaux mais pourraient être légèrement inclinés ou présenter un profil particulier. L'usinage des ouvertures 6 peut être effectué très facilement au moyen d'un laser, spécialement lorsque les outils plans sont réalisés en bois comme c'est généralement le cas. Ce mode d'usinage permet en effet d'obtenir une coupe nette et précise tout en respectant des tolérances amplement suffisantes pour une telle application. De plus, grâce à l'action du moyen élastique 27 du mécanisme de fixation, l'organe 1 est assurément fixé sans jeu dans l'outil plan 2. Avantageusement, les ouvertures 6 ne requièrent donc nullement des tolérances serrées, ce qui contribue avantageusement à réduire les coûts de fabrication.

On remarquera que le serrage de l'organe 1 est obtenu par pression des ergots arrière 12 et avant 13 dans les ouvertures 6 selon des forces opposées orientées vers l'extérieur de l'outil plan 2. Cependant, on relèvera que le même effet de serrage pourrait être obtenu par des forces opposées orientées vers l'intérieur de l'outil 2.

Comme illustré dans les figures 1 a et 1b, on notera également qu'une fois l'organe 1 correctement fixé à l'outil plan, les ergots 12, 13, 43 sont avantageusement tous noyés dans l'épaisseur e de l'outil plan 2 et ne ressortent donc pas à la surface supérieure 8 de l'outil plan 2. Cet agencement préféré évite toute présence de parties saillantes à la surface supérieure 8 de l'outil plan, et de ce fait écarte tout risque d'accrochage avec des organes de machine en mouvement dans la presse à platine comme les barres de pinces défilant précisément le long de cette surface supérieure. De plus, un tel agencement permet également d'écarter tout risque de blessure pour le machiniste qui doit manipuler de tels outils plans, notamment lors d'opération tels que les changements de ces outils durant la préparation de la machine.

Bien que le mécanisme 20 de la partie avant 10 soit préférentiellement reproduit dans la partie arrière 40 de l'organe 1, il n'est pas exclu de pouvoir disposer ce mécanisme seulement dans la partie avant ou dans la partie arrière de l'organe 1, voire à un autre endroit le long de l'organe 1.

Dans une autre variante, il pourrait être avantageux de prévoir un moyen de retenue bloquant le coulissement relatif des parties centrale et arrière afin de limiter la longueur de la course d'extension de l'organe 1, et par la même occasion d'empêcher toute séparation intempestive de ces deux parties lors de leur manipulation.

On mentionnera finalement que les éléments constitutifs de l'organe 1 sont préférentiellement fabriqués en métal, comme l'acier ou l'aluminium, sans que cela en soit pour autant une nécessité. Aussi, bien qu'il pourrait être différent, le profil général de l'organe 1 est de section rectangulaire et son épaisseur dépend essentiellement de la rigidité du matériau employé, de la longueur maximale que peut avoir l'organe 1, ainsi que de l'effort qui doit être repris par l'outil plan 2 afin de pouvoir au moins résister à la plus forte contrainte pour laquelle il a été dimensionné. Enfin, tout en préservant une rigidité suffisante, il serait également possible d'alléger l'organe de la présente invention en prévoyant l'agencement d'une pluralité d'ouvertures dans les portions de parties 10, 30, 40 dépourvues de tout agencement particulier.

De nombreuses améliorations peuvent être apportées à l'organe de la présente invention dans le cadre des revendications.


Anspruch[fr]
  1. Organe (1) de renforcement d'un outil plan (2) utilisé dans une machine destinée notamment à l'industrie de l'emballage, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un mécanisme (20) qui autorise sa fixation à l'outil plan (2) et son retrait de cet outil, sans l'adjonction d'aucune pièce mécanique ni substance ou élément adhésif.
  2. Organe (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente une forme longiligne dont la géométrie rappelle celle d'une barre rectiligne.
  3. Organe (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il présente un profil étroit définissant un chant supérieur (3) entrant en contact avec une surface inférieure (4) de l'outil plan (2).
  4. Organe (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que sa fixation se fait à l'aide d'au moins un ergot fixe (12) et d'au moins un ergot mobile (13), tous solidaires de l'organe (1) et destinés à venir chacun en prise avec un flanc (5) d'une ouverture (6) ménagée à cet effet dans l'outil plan (2) d'épaisseur (e).
  5. Organe (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'ergot fixe (12) est orienté dans le sens opposé à celui de l'ergot mobile (13).
  6. Organe (1) selon la revendication 4 caractérisé en ce que les ergots fixe (12) et mobile (13) sont noyés dans l'épaisseur (e) de l'outil plan (2).
  7. Organe (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est de longueur variable et comprend au moins une partie avant (10) et une partie arrière (40) déplaçables longitudinalement l'une par rapport à l'autre.
  8. Organe (1) selon la revendication 7, caractérisé en ce que la partie arrière (40) coulisse le long d'une partie centrale (30) solidaire de la partie avant (10).
  9. Organe (1) selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que sa partie arrière (40) comprend un butoir (45) contre lequel peut s'appuyer un organe de serrage, propre à ladite machine, poussant la partie arrière (40) de l'organe (1) dans le sens longitudinal de manière à insérer au moins un ergot (43), solidaire de cette partie arrière (40), dans le flanc (5) de l'ouverture (6) correspondante de l'outil plan (2).
  10. Organe (1) selon la revendication 7 caractérisé en ce que ledit mécanisme (20) est agencé dans la partie avant (10) et/ou dans la partie arrière (40).
  11. Organe (1) selon l'une des revendications 4 à 10 caractérisé en ce que l'ergot mobile (13) est mis en mouvement dans le sens longitudinal par le mécanisme (20), qui dans une position fermée pousse l'ergot mobile (13) dans le flanc (5) de l'ouverture (6), et dans une position ouverte retire l'ergot mobile (13) dudit flanc (5) à l'encontre d'un moyen élastique (27).
  12. Organe (1) selon l'une des revendications 3 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une ailette (18) de stabilisation, rapportée contre l'organe (1) de sorte qu'elle puisse s'adosser contre la surface inférieure (4) de l'outil plan (2).






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