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Dokumentenidentifikation EP1648717 27.12.2007
EP-Veröffentlichungsnummer 0001648717
Titel LKW-REIFEN
Anmelder Société de Technologie Michelin, Clermont-Ferrand, FR;
Michelin Recherche et Technique S.A., Granges-Paccot, CH
Erfinder RADULESCU, Robert, Simpsonville, SC 29681, US;
CLUZEL, Guy, F-63110 Beaumont, FR
Vertreter derzeit kein Vertreter bestellt
DE-Aktenzeichen 602004010133
Vertragsstaaten AT, BE, BG, CH, CY, CZ, DE, DK, EE, ES, FI, FR, GB, GR, HU, IE, IT, LI, LU, MC, NL, PL, PT, RO, SE, SI, SK, TR
Sprache des Dokument FR
EP-Anmeldetag 16.07.2004
EP-Aktenzeichen 047411046
WO-Anmeldetag 16.07.2004
PCT-Aktenzeichen PCT/EP2004/007981
WO-Veröffentlichungsnummer 2005016666
WO-Veröffentlichungsdatum 24.02.2005
EP-Offenlegungsdatum 26.04.2006
EP date of grant 14.11.2007
Veröffentlichungstag im Patentblatt 27.12.2007
IPC-Hauptklasse B60C 9/22(2006.01)A, F, I, 20070522, B, H, EP

Beschreibung[fr]

La présente invention concerne un pneumatique à armature de carcasse radiale et plus particulièrement un pneumatique destiné à équiper des véhicules portant de lourdes charges et roulant à vitesse soutenue, tels que, par exemple les camions, tracteurs, remorques ou bus routiers.

Un tel pneumatique, correspondant au préambule de la revendication 1 est connu du document US-A-5,458,173 .

L'armature de renforcement ou renforcement des pneumatiques et notamment des pneumatiques de véhicules de type poids-lourds est à l'heure actuelle - et le plus souvent - constituée par empilage d'une ou plusieurs nappes désignées classiquement « nappes de carcasse », «nappes sommet », etc. Cette façon de désigner les armatures de renforcement provient du procédé de fabrication, consistant à réaliser une série de produits semi-finis en forme de nappes, pourvues de renforts filaires souvent longitudinaux, qui sont par la suite assemblées ou empilées afin de confectionner une ébauche de pneumatique. Les nappes sont réalisées à plat, avec des dimensions importantes, et sont par la suite coupées en fonction des dimensions d'un produit donné. L'assemblage des nappes est également réalisé, dans un premier temps, sensiblement à plat. L'ébauche ainsi réalisée est ensuite mise en forme pour adopter le profil toroïdal typique des pneumatiques. Les produits semi-finis dits « de finition » sont ensuite appliqués sur l'ébauche, pour obtenir un produit prêt pour la vulcanisation.

Un tel type de procédé "classique" implique, en particulier pour la phase de fabrication de l'ébauche du pneumatique, l'utilisation d'un élément d'ancrage (généralement une tringle), utilisé pour réaliser l'ancrage ou le maintien de l'armature de carcasse dans la zone des bourrelets du pneumatique. Ainsi, pour ce type de procédé, on effectue un retournement d'une portion de toutes les nappes composant l'armature de carcasse (ou d'une partie seulement) autour d'une tringle disposée dans le bourrelet du pneumatique. On crée de la sorte un ancrage de l'armature de carcasse dans le bourrelet.

La généralisation dans l'industrie de ce type de procédé classique, malgré de nombreuses variantes dans la façon de réaliser les nappes et les assemblages, a conduit l'homme du métier à utiliser un vocabulaire calqué sur le procédé ; d'où la terminologie généralement admise, comportant notamment les termes «nappes», «carcasse», «tringle», «conformation» pour désigner le passage d'un profil plat à un profil toroïdal, etc.

Il existe aujourd'hui des pneumatiques qui ne comportent à proprement parler pas de «nappes» ou de «tringles» d'après les définitions précédentes. Par exemple, le document EP 0 582 196 décrit des pneumatiques fabriqués sans l'aide de produits semi-finis sous forme de nappes. Par exemple, les éléments de renforcement des différentes structures de renfort sont appliqués directement sur les couches adjacentes de mélanges caoutchouteux, le tout étant appliqué par couches successives sur un noyau toroïdal dont la forme permet d'obtenir directement un profil s'apparentant au profil final du pneumatique en cours de fabrication. Ainsi, dans ce cas, on ne retrouve plus de «semi-finis», ni de «nappes», ni de «tringle». Les produits de base tels les mélanges caoutchouteux et les éléments de renforcement sous forme de fils ou filaments, sont directement appliqués sur le noyau. Ce noyau étant de forme toroïdale, on n'a plus à former l'ébauche pour passer d'un profil plat à un profil sous forme de tore.

Par ailleurs, les pneumatiques décrits dans ce document ne disposent pas du "traditionnel" retournement de nappe carcasse autour d'une tringle. Ce type d'ancrage est remplacé par un agencement dans lequel on dispose de façon adjacente à ladite structure de renfort de flanc des fils circonférentiels, le tout étant noyé dans un mélange caoutchouteux d'ancrage ou de liaison.

Il existe également des procédés d'assemblage sur noyau toroïdal utilisant des produits semi-finis spécialement adaptés pour une pose rapide, efficace et simple sur un noyau central. Enfin, il est également possible d'utiliser un mixte comportant à la fois certains produits semi-finis pour réaliser certains aspects architecturaux (tels que des nappes, tringles, etc.), tandis que d'autres sont réalisés à partir de l'application directe de mélanges et/ou d'élément de renforcement.

Dans le présent document, afin de tenir compte des évolutions technologiques récentes tant dans le domaine de la fabrication que pour la conception de produits, les termes classiques tels que «nappes», «tringles», etc., sont avantageusement remplacés par des termes neutres ou indépendants du type de procédé utilisé. Ainsi, le terme «renfort de type carcasse» ou «renfort de flanc» est valable pour désigner les éléments de renforcement d'une nappe carcasse dans le procédé classique, et les éléments de renforcement correspondants, en général appliqués au niveau des flancs, d'un pneumatique produit selon un procédé sans semi-finis. Le terme «zone d'ancrage» pour sa part, peut désigner tout autant le "traditionnel" retournement de nappe carcasse autour d'une tringle d'un procédé classique, que l'ensemble formé par les éléments de renforcement circonférentiels, le mélange caoutchouteux et les portions adjacentes de renfort de flanc d'une zone basse réalisée avec un procédé avec application sur un noyau toroïdal.

D'une manière générale dans les pneumatiques de type poids-lourds, l'armature de carcasse est ancrée de part et d'autre dans la zone du bourrelet et est surmontée radialement par une armature de sommet constituée d'au moins deux couches, superposées et formées de fils ou câbles parallèles dans chaque couche. Elle peut également comprendre une couche de fils ou câbles métalliques à faible extensibilité faisant avec la direction circonférentielle un angle compris entre 45° et 90°, cette nappe, dite de triangulation, étant radialement située entre l'armature de carcasse et la première nappe de sommet dite de travail, formées de fils ou câbles parallèles présentant des angles au plus égaux à 45° en valeur absolue. La nappe de triangulation forme avec au moins ladite nappe de travail une armature triangulée, qui présente, sous les différentes contraintes qu'elle subit, peu de déformations, la nappe de triangulation ayant pour rôle essentiel de reprendre les efforts de compression transversale dont est l'objet l'ensemble des éléments de renforcement dans la zone du sommet du pneumatique.

L'armature de sommet comprend au moins une couche de travail ; lorsque ladite armature de sommet comporte au moins deux couches de travail, celles-ci sont formées d'éléments de renforcement métalliques inextensibles, parallèles entre eux dans chaque couche et croisés d'une couche à la suivante en faisant avec la direction circonférentielle des angles compris entre 10° et 45°. Lesdites couches de travail, formant l'armature de travail, peuvent encore être recouvertes d'au moins une couche dite de protection et formée d'éléments de renforcement avantageusement métalliques et extensibles, dits élastiques.

Dans le cas des pneumatiques pour véhicules "Poids-Lourds", une seule couche de protection est habituellement présente et ses éléments de protection sont, dans la plupart des cas, orientés dans la même direction et avec le même angle en valeur absolue que ceux des éléments de renforcement de la couche de travail radialement la plus à l'extérieur et donc radialement adjacente. Dans le cas de pneumatiques de Génie Civil destinés aux roulages sur sols plus ou moins accidentés, la présence de deux couches de protection est avantageuse, les éléments de renforcement étant croisés d'une couche à la suivante et les éléments de renforcement de la couche de protection radialement intérieure étant croisés avec les éléments de renforcement inextensibles de la couche de travail radialement extérieure et adjacente à ladite couche de protection radialement intérieure.

Des câbles sont dits inextensibles lorsque lesdits câbles présentent sous une force de traction égale à 10% de la force de rupture un allongement relatif au plus égal à 0,2%.

Des câbles sont dits élastiques lorsque lesdits câbles présentent sous une force de traction égale à la charge de rupture un allongement relatif au moins égal à 4%.

La direction circonférentielle du pneumatique, ou direction longitudinale, est la direction correspondant à la périphérie du pneumatique et définie par la direction de roulement du pneumatique.

La direction transversale ou axiale du pneumatique est parallèle à l'axe de rotation du pneumatique.

La direction radiale est une direction coupant l'axe de rotation du pneumatique et perpendiculaire à celui-ci.

L'axe de rotation du pneumatique est l'axe autour duquel il tourne en utilisation normale.

Un plan radial ou méridien est un plan qui contient l'axe de rotation du pneumatique.

Le plan médian circonférentiel, ou plan équatorial, est un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du pneu et qui divise le pneumatique en deux moitiés.

L'utilisation actuelle de certains pneumatiques, dits "routiers", destinés à rouler à grande vitesse et sur des trajets de plus en plus longs, du fait de l'amélioration du réseau routier et de la croissance du réseau autoroutier dans le monde a notamment conduit à une amélioration de la performance d'endurance et en particulier de l'endurance de l'armature de sommet.

Il existe en effet des contraintes au niveau de l'armature de sommet et plus particulièrement des contraintes de cisaillement entre les couches de sommet, alliées à une élévation non négligeable de la température de fonctionnement au niveau des extrémités de la couche de sommet axialement la plus courte, qui ont pour conséquence l'apparition et la propagation de fissures de la gomme au niveau desdites extrémités. Le même problème existe dans le cas de bords de deux couches à éléments de renforcement, ladite autre couche n'étant pas obligatoirement radialement adjacente à la première.

Afin d'améliorer l'endurance de l'armature de sommet du type de pneumatique étudié, des solutions relatives à la structure et qualité des couches et/ou profilés de mélanges caoutchouteux qui sont disposés entre et/ou autour des extrémités de nappes et plus particulièrement des extrémités de la nappe axialement la plus courte ont été apportées.

Le brevet FR 1 389 428 , pour améliorer la résistance à la dégradation des mélanges de caoutchouc situés au voisinage des bords d'armature de sommet, préconise l'utilisation, en combinaison avec une bande de roulement de faible hystérésis, d'un profilé de caoutchouc couvrant au moins les côtés et les bords marginaux de l'armature de sommet et constitué d'un mélange caoutchouteux à faible hystérésis.

Le brevet FR 2 222 232 , pour éviter les séparations entre nappes d'armature de sommet, enseigne d'enrober les extrémités de l'armature dans un matelas de caoutchouc, dont la dureté Shore A est différente de celle de la bande de roulement surmontant ladite armature, et plus grande que la dureté Shore A du profilé de mélange caoutchouteux disposé entre les bords de nappes d'armature de sommet et armature de carcasse.

La demande française FR 2 728 510 propose de disposer, d'une part entre l'armature de carcasse et la nappe de travail d'armature de sommet, radialement la plus proche de l'axe de rotation, une nappe axialement continue, formée de câbles métalliques inextensibles faisant avec la direction circonférentielle un angle au moins égal à 60°, et dont la largeur axiale est au moins égale à la largeur axiale de la nappe de sommet de travail la plus courte, et d'autre part entre les deux nappes de sommet de travail une nappe additionnelle formée d'éléments métalliques, orientés sensiblement parallèlement à la direction circonférentielle.

Les roulages prolongés dans des conditions particulièrement sévères des pneumatiques ainsi construits ont fait apparaître des limites en termes d'endurance de ces pneumatiques.

Pour remédier à de tels inconvénients et améliorer l'endurance de l'armature de sommet de ces pneumatiques, la demande de brevet WO 99/24269 propose, de part et d'autre du plan équatorial et dans le prolongement axial immédiat de la nappe additionnelle d'éléments de renforcement sensiblement parallèles à la direction circonférentielle, de coupler, sur une certaine distance axiale, les deux nappes de sommet de travail formées d'éléments de renforcement croisés d'une nappe à la suivante pour ensuite les découpler par des profilés de mélange de caoutchouc au moins sur le restant de la largeur commune aux dites deux nappes de travail.

La demande actuelle des utilisateurs des pneumatiques pour véhicules "Poids-Lourds" s'oriente vers une amélioration du rendement sur usure de ces pneumatiques. Il est notamment connu pour l'homme du métier qu'une augmentation du rendement sur usure d'un pneumatique peut être obtenue par une augmentation de la quantité de matière caoutchouteuse au niveau de la bande de roulement. Une telle augmentation de la matière caoutchouteuse va entraîner le besoin d'améliorer encore l'endurance du pneumatique.

Un but de l'invention est ainsi de fournir des pneumatiques de dimensions données dont le rendement sur usure est amélioré par rapport aux pneumatiques connus sans nuire aux performances de ceux-ci, notamment en termes d'endurance.

Ce but est atteint selon l'invention par un pneumatique à armature de carcasse radiale comprenant une armature de sommet formée d'au moins deux couches de sommet de travail d'éléments de renforcement inextensibles, croisés d'une nappe à l'autre en faisant avec la direction circonférentielle des angles compris entre 10° et 45°, elle-même coiffée radialement d'une bande de roulement, ladite bande de roulement étant réunie à deux bourrelets par l'intermédiaire de deux flancs, le rapport de l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement sur l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel étant inférieur à 1,20 et le rapport de la largeur axiale de la bande de roulement sur la largeur axiale maximale du pneumatique étant strictement supérieur à 0,89.

Selon une réalisation préférée de l'invention, le rapport de l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement sur l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel est inférieur à 1,15 et de préférence encore inférieur à 1,10.

Selon d'autres réalisations avantageuses de l'invention, le rapport de la largeur axiale de la bande de roulement sur la largeur axiale maximale du pneumatique est supérieur ou égal à 0,90.

La largeur axiale de la bande de roulement est mesurée entre deux extrémités d'épaulement lorsque le pneumatique est monté sur sa jante de service et gonflé à sa pression nominale.

La mesure de la largeur axiale maximale du pneumatique est effectuée sur le pneumatique monté sur une jante et gonflé dans les conditions nominales.

Une extrémité d'épaulement est définie, dans la zone de l'épaule du pneumatique, par la projection orthogonale sur la surface extérieure du pneumatique de l'intersection des tangentes aux surfaces d'une extrémité axialement extérieure de la bande de roulement (sommet des sculptures) d'une part et de l'extrémité radialement extérieure d'un flanc d'autre part.

L'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel est définie comme étant la distance selon la direction radiale entre la tangente au sommet de la bande de roulement dans le plan médian circonférentiel et la tangente au mélange caoutchouteux radialement le plus à l'intérieur du pneumatique, dans le plan médian circonférentiel.

L'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement est définie par la longueur de la projection orthogonale de l'extrémité d'épaulement sur la couche de mélange caoutchouteux radialement la plus à l'intérieur du pneumatique.

Les différentes mesures d'épaisseur sont effectuées sur une coupe transversale d'un pneumatique, le pneumatique étant donc dans un état non gonflé.

L'invention concerne plus particulièrement un pneumatique du type "Poids-Lourds", dont le rapport de la hauteur sur jante H sur sa largeur axiale maximale S, ou rapport de forme, est au plus égal à 0,80, et de préférence inférieur à 0,60, et destiné à équiper un véhicule de moyen ou fort tonnage, tel que camion, autobus, remorque, etc.

Le rapport d'aspect H/S est le rapport de la hauteur H du pneumatique sur jante sur la largeur axiale maximale S du pneumatique, lorsque ce dernier est monté sur sa jante de service et gonflé à sa pression nominale. La hauteur H, est définie comme la différence entre le rayon maximal de la bande de roulement et le rayon minimal du bourrelet.

Le pneumatique ainsi défini selon l'invention permet, pour une dimension donnée et plus spécifiquement pour un rapport de forme donné, d'augmenter son rendement en terme de durée de vie sur usure, tout en conservant des performances en terme d'endurance satisfaisantes.

Comparé à un pneumatique usuel de même dimension, le pneumatique selon l'invention présente une largeur axiale de la bande de roulement supérieure avec des épaisseurs du bloc sommet sensiblement semblables. Il apparaît que l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel peut selon certaines réalisations être plus importante que l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement ; le rapport de l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement sur l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel est alors avantageusement supérieur à 0,50.

En termes d'architecture de l'armature de renforcement au niveau du bloc sommet, c'est-à-dire sous la bande de roulement, cela se traduit par des couches de renforcement de l'armature de carcasse et des couches de renforcement de l'armature de sommet dont les rayons de courbures axiales (ou méridiennes) sont quasi-infinis en tous points de la largeur axiale d'une zone de largeur au moins égale à 50% de la largeur de la bande de roulement et centrée sur le plan médian circonférentiel.

Par ailleurs, l'invention prévoit avantageusement une couche de mélange caoutchouteux complémentaire comparé à un pneumatique usuel. Cette couche de mélange caoutchouteux complémentaire est mise en place directement sous la bande de roulement de manière à être centrée sur le plan médian circonférentiel. La présence d'une telle couche permet d'obtenir un rayon de la courbure axiale de la bande de roulement inférieur à celui de la courbure axiale des couches de renforcement de l'armature de carcasse et ainsi d'obtenir une empreinte de la zone de contact au sol du pneumatique conforme aux empreintes usuelles et satisfaisantes pour les applications concernées. Cette couche de mélange caoutchouteux complémentaire va permettre également de conférer une protection contre l'oxydation des nappes de travail.

Un mode de réalisation préféré d'un pneumatique selon l'invention prévoit que la différence entre la largeur axiale de la bande de roulement et la largeur axiale de la couche de sommet de travail axialement la plus large est inférieure à 40 mm et de préférence inférieure à 15 mm.

Un tel mode de réalisation autorise notamment une meilleure rigidité des épaules du pneumatique et prévient ainsi les risques d'usure irrégulière, du fait de la présence d'au moins une couche de travail à une distance de l'extrémité d'épaulement relativement faible.

L'invention prévoit avantageusement qu'au moins une couche constituant l'architecture sommet est présente radialement sous le « rib », ou sculpture d'orientation principale longitudinale, axialement le plus à l'extérieur. Cette réalisation permet comme énoncé précédemment de renforcer la rigidité de ladite sculpture.

Selon une réalisation préférée de l'invention, la différence entre la largeur axiale de la couche de sommet de travail axialement la plus large et la largeur axiale de la couche de sommet de travail axialement la moins large est comprise entre 10 et 30 mm.

De préférence encore, la couche de sommet de travail axialement la plus large est radialement à l'intérieur des autres couches de sommet de travail.

Selon une variante de réalisation de l'invention particulièrement avantageuse, la distance entre l'extrémité de la couche de sommet de travail axialement la plus large et l'armature de carcasse est comprise entre 2 et 15 mm et de préférence entre 5 et 7 mm. Cette variante de réalisation se traduit par une courbure plus prononcée qu'usuellement dans ce type de pneumatique de l'armature de renforcement dans les zones des épaules du pneumatique. La quantité de matière caoutchouteuse ajoutée entre l'armature de carcasse et l'extrémité de l'armature de renforcement est ainsi d'une épaisseur moindre que celle usuellement introduite dans ce type de pneumatique ; une telle caractéristique est encore favorable à une amélioration de l'endurance du pneumatique.

Un mode de réalisation avantageux de l'invention prévoit que l'armature de sommet du pneumatique comporte en outre au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels dont la largeur axiale est de préférence inférieure à la largeur axiale de la couche de sommet de travail axialement la plus large.

La couche d'éléments de renforcement circonférentiels selon l'invention est avantageusement une couche continue sur toute sa largeur axiale.

Les largeurs axiales des couches d'éléments de renforcement sont mesurées sur une coupe transversale d'un pneumatique, le pneumatique étant donc dans un état non gonflé.

La présence dans le pneumatique selon l'invention d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels peut permettre de contribuer à l'obtention de rayons de courbures axiales quasi-infinis des différentes couches de renforcement dans une zone de largeur au moins égale à 50% de la largeur de la bande de roulement et centrée sur le plan médian circonférentiel. En d'autres termes, la présence d'une couche d'éléments de renforcement circonférentiels contribue aux performances d'endurance du pneumatique.

Avantageusement encore, le rapport de la largeur axiale d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels sur la largeur axiale de la bande de roulement est supérieur à 0,5 et de préférence supérieur à 0,6 et de préférence encore supérieur à 0,65.

Des éléments de renforcement circonférentiels sont des éléments de renforcement qui font avec la direction circonférentielle des angles compris dans l'intervalle + 2,5°, - 2,5° autour de 0°.

La présence dans le pneumatique selon l'invention d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels dont la largeur satisfait la relation ci-dessus autorise notamment une diminution des contraintes de cisaillement entre les couches de travail et donc améliore encore de ce fait les performances d'endurance du pneumatique.

Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels sont des éléments de renforcement métalliques présentant un module sécant à 0,7 % d'allongement compris entre 10 et 120 GPa et un module tangent maximum inférieur à 150 GPa.

Selon une réalisation préférée, le module sécant des éléments de renforcement à 0,7 % d'allongement est inférieur à 100 Gpa et supérieur à 20 GPa, de préférence compris entre 30 et 90 GPa et de préférence encore inférieur à 80 GPa.

De préférence également, le module tangent maximum des éléments de renforcement est inférieur à 130 GPa et de préférence encore inférieur à 120 GPa.

Les modules exprimés ci-dessus sont mesurés sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 20 MPa ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement.

Les modules des mêmes éléments de renforcement peuvent être mesurés sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 10 MPa ramenée à la section globale de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section globale de l'élément de renforcement. La section globale de l'élément de renforcement est la section d'un élément composite constitué de métal et de caoutchouc, ce dernier ayant notamment pénétré l'élément de renforcement pendant la phase de cuisson du pneumatique.

Selon cette formulation relative à la section globale de l'élément de renforcement, les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels sont des éléments de renforcement métalliques présentant un module sécant à 0,7 % d'allongement compris entre 5 et 60 GPa et un module tangent maximum inférieur à 75 GPa.

Selon une réalisation préférée, le module sécant des éléments de renforcement à 0,7 % d'allongement est inférieur à 50 Gpa et supérieur à 10 GPa, de préférence compris entre 15 et 45 GPa et de préférence encore inférieure à 40 GPa.

De préférence également, le module tangent maximum des éléments de renforcement est inférieur à 65 GPa et de préférence encore inférieur à 60 GPa.

Selon un mode de réalisation préféré, les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels sont des éléments de renforcement métalliques présentant une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement relatif ayant des faibles pentes pour les faibles allongements et une pente sensiblement constante et forte pour les allongements supérieurs. De tels éléments de renforcement de la nappe additionnelle sont habituellement dénommés éléments "bi-module".

Selon une réalisation préférée de l'invention, la pente sensiblement constante et forte apparaît à partir d'un allongement relatif compris entre 0,1 % et 0,5%.

Les différentes caractéristiques des éléments de renforcement énoncées ci-dessus sont mesurées sur des éléments de renforcement prélevés sur des pneumatiques.

Des éléments de renforcement plus particulièrement adaptés à la réalisation d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels selon l'invention sont par exemple des assemblages de formule 21.23, dont la construction est 3x(0.26+6x0.23) 4.4/6.6 SS ; ce câble à torons est constitué de 21 fils élémentaires de formule 3 x (1+6), avec 3 torons tordus ensembles chacun constitué de 7 fils, un fil formant une âme centrale de diamètre égal à 26/100 mm et 6 fils enroulés de diamètre égal à 23/100 mm. Un tel câble présente un module sécant à 0,7% égal à 45 GPa et un module tangent maximum égal à 98 GPa, mesurés sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 20 MPa ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement. Sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 10 MPa ramenée à la section globale de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section globale de l'élément de renforcement, ce câble de formule 21.23 présente un module sécant à 0,7% égal à 23 GPa et un module tangent maximum égal à 49 GPa.

De la même façon, un autre exemple d'éléments de renforcement est un assemblage de formule 21.28, dont la construction est 3x(0.32+6x0.28) 6.2/9.3 SS. Ce câble présente un module sécant à 0,7% égal à 56 GPa et un module tangent maximum égal à 102 GPa, mesurés sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 20 MPa ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section de métal de l'élément de renforcement. Sur une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement déterminée avec une précontrainte de 10 MPa ramenée à la section globale de l'élément de renforcement, la contrainte de traction correspondant à une tension mesurée ramenée à la section globale de l'élément de renforcement, ce câble de formule 21.28 présente un module sécant à 0,7% égal à 27 GPa et un module tangent maximum égal à 49 GPa.

L'utilisation de tels éléments de renforcement dans au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels permet notamment de conserver des rigidités de la couche satisfaisante y compris après les étapes de conformation et de cuisson dans des procédés de fabrication usuels.

Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, les éléments de renforcement circonférentiels peuvent être formés d'éléments métalliques inextensibles et coupés de manière à former des tronçons de longueur très inférieure à la circonférence de la couche la moins longue, mais préférentiellement supérieure à 0,1 fois ladite circonférence, les coupures entre tronçons étant axialement décalées les unes par rapport aux autres. De préférence encore, le module d'élasticité à la traction par unité de largeur de la couche additionnelle est inférieur au module d'élasticité à la traction, mesuré dans les mêmes conditions, de la couche de sommet de travail la plus extensible. Un tel mode de réalisation permet de conférer, de manière simple, à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels un module pouvant facilement être ajusté (par le choix des intervalles entre tronçons d'une même rangée), mais dans tous les cas plus faible que le module de la couche constituée des mêmes éléments métalliques mais continus, le module de la couche additionnelle étant mesuré sur une couche vulcanisée d'éléments coupés, prélevée sur le pneumatique.

Selon un troisième mode de réalisation de l'invention, les éléments de renforcement circonférentiels sont des éléments métalliques ondulés, le rapport a/&lgr; de l'amplitude d'ondulation sur la longueur d'onde étant au plus égale à 0,09. De préférence, le module d'élasticité à la traction par unité de largeur de la couche additionnelle est inférieur au module d'élasticité à la traction, mesuré dans les mêmes conditions, de la couche de sommet de travail la plus extensible.

Les éléments métalliques sont préférentiellement des câbles d'acier.

Selon une variante de réalisation de l'invention, au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels est disposée radialement entre deux couches de sommet de travail.

Selon cette dernière variante de réalisation, la couche d'éléments de renforcement circonférentiels permet de limiter de manière plus importante les mises en compression des éléments de renforcement de l'armature de carcasse qu'une couche semblable mise en place radialement à l'extérieur des couches de travail. Elle est préférablement radialement séparée de l'armature de carcasse par au moins une couche de travail de façon à limiter les sollicitations desdits éléments de renforcement et ne pas trop les fatiguer.

Avantageusement encore dans le cas d'une couche d'éléments de renforcement circonférentiels disposée radialement entre deux couches de sommet de travail, les largeurs axiales des couches de sommet de travail radialement adjacentes à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels sont supérieures à la largeur axiale de ladite couche d'éléments de renforcement circonférentiels et de préférence, lesdites couches de sommet de travail adjacentes à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels sont de part et d'autre du plan équatorial et dans le prolongement axial immédiat de la couche d'éléments de renforcement circonférentiels couplées sur une largeur axiale, pour être ensuite découplées par des profilés de mélange de caoutchouc au moins sur le restant de la largeur commune aux dites deux couches de travail.

La présence de tels couplages entre les couches de sommet de travail adjacentes à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels permettent encore la diminution des contraintes de tension agissant sur les éléments circonférentiels axialement le plus à l'extérieur et situé le plus près du couplage.

L'épaisseur des profilés de découplage entre nappes de travail, mesurée au droit des extrémités de la nappe de travail la moins large, sera au moins égale à deux millimètres, et préférentiellement supérieure à 2,5 mm.

Il faut entendre par nappes couplées des nappes dont les éléments de renforcement respectifs sont séparés radialement d'au plus 1,5 mm, ladite épaisseur de caoutchouc étant mesurée radialement entre les génératrices respectivement supérieure et inférieure desdits éléments de renforcement.

L'invention prévoit encore avantageusement pour diminuer les contraintes de tension agissant sur les éléments circonférentiels axialement le plus à l'extérieur que l'angle formé avec la direction circonférentielle par les éléments de renforcement des couches de sommet de travail est inférieur à 30° et de préférence inférieur à 25°.

Avantageusement encore, et notamment en l'absence de couche d'éléments de renforcement circonférentiels, l'angle formé avec la direction circonférentielle par les éléments de renforcement des couches de sommet de travail est inférieur à 18° et de préférence inférieur à 15°.

Selon une autre variante avantageuse de l'invention, les couches de sommet de travail comportent des éléments de renforcement, croisés d'une nappe à l'autre, faisant avec la direction circonférentielle des angles variables selon la direction axiale, lesdits angles étant supérieurs sur les bords axialement extérieurs des couches d'éléments de renforcement par rapport aux angles desdits éléments mesurés au niveau du plan médian circonférentiel. Une telle réalisation de l'invention permet d'augmenter la rigidité circonférentiel dans certaines zones et au contraire de la diminuer dans d'autres, notamment pour diminuer les mises en compression de l'armature de carcasse.

Une réalisation préférée de l'invention prévoit encore que l'armature de sommet est complétée radialement à l'extérieur par au moins une couche supplémentaire, dite de protection, d'éléments de renforcement dits élastiques, orientés par rapport à la direction circonférentielle avec un angle compris entre 10° et 45° et de même sens que l'angle formé par les éléments inextensibles de la couche de travail qui lui est radialement adjacente.

La couche de protection peut avoir une largeur axiale inférieure à la largeur axiale de la couche de travail la moins large. Ladite couche de protection peut aussi avoir une largeur axiale supérieure à la largeur axiale de la couche de travail la moins large, telle qu'elle recouvre les bords de la couche de travail la moins large et, dans le cas de la couche radialement supérieure comme étant le moins large, telle qu'elle soit couplée, dans le prolongement axial de l'armature additionnelle, avec la couche de sommet de travail la plus large sur une largeur axiale, pour être ensuite, axialement à l'extérieur, découplée de ladite couche de travail la plus large par des profilés d'épaisseur au moins égale à 2 mm. La couche de protection formée d'éléments de renforcement élastiques peut, dans le cas cité ci-dessus, être d'une part éventuellement découplée des bords de ladite couche de travail la moins large par des profilés d'épaisseur sensiblement moindre que l'épaisseur des profilés séparant les bords des deux couches de travail, et avoir d'autre part une largeur axiale inférieure ou supérieure à la largeur axiale de la couche de sommet la plus large.

Selon l'un quelconque des modes de réalisation de l'invention évoqués précédemment, l'armature de sommet peut encore être complétée, radialement à l'intérieur entre l'armature de carcasse et la couche de travail radialement intérieure la plus proche de ladite armature de carcasse, par une couche de triangulation d'éléments de renforcement inextensibles métalliques en acier faisant, avec la direction circonférentielle, un angle supérieur à 60° et de même sens que celui de l'angle formé par les éléments de renforcement de la couche radialement la plus proche de l'armature de carcasse.

D'autres détails et caractéristiques avantageux de l'invention ressortiront ci-après de la description des exemples de réalisation de l'invention en référence aux figures 1 à 5 qui représentent :

  • figure1, une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique selon un mode de réalisation de l'invention,
  • figure 2, une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique selon un deuxième mode de réalisation de l'invention,
  • figure 3, une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique selon un troisième mode de réalisation de l'invention,
  • figure 4, une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique selon un quatrième mode de réalisation de l'invention
  • figure 5, une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique illustrant la détermination d'une extrémité d'épaulement.
Les figures ne sont pas représentées à l'échelle pour en simplifier la compréhension. Les figures ne représentent qu'une demi-vue d'un pneumatique qui se prolonge de manière symétrique par rapport à l'axe XX' qui représente le plan médian circonférentiel, ou plan équatorial, d'un pneumatique.

Sur la figure 1, le pneumatique 1, de dimension 295/60 R 22.5 X, a un rapport de forme H/S égal à 0,60, H étant la hauteur du pneumatique 1 sur sa jante de montage et S sa largeur axiale maximale. Ledit pneumatique 1 comprend une armature de carcasse radiale 2 ancrée dans deux bourrelets, non représentés sur la figure. L'armature de carcasse est formée d'une seule couche de câbles métalliques. Cette armature de carcasse 2 est frettée par une armature de sommet 4, formée radialement de l'intérieur à l'extérieur :

  • d'une première couche de travail 41 formée de câbles métalliques inextensibles 11.35 non frettés, continus sur toute la largeur de la nappe, orientés d'un angle égal à 18°,
  • d'une couche d'éléments de renforcement circonférentiels 42 formée de câbles métalliques en acier 21x28, de type "bi-module",
  • d'une seconde couche de travail 43 formée de câbles métalliques inextensibles 11.35 non frettés, continus sur toute la largeur de la nappe, orientés d'un angle égal à 18° et croisés aux câbles métalliques de la couche 41,
  • d'une couche de protection 44 formées de câbles métalliques élastiques 18x23.

L'armature de sommet est elle-même coiffée d'une bande de roulement 5.

Les mesures d'épaisseur du bloc sommet à chacune des extrémités d'épaulement 6 et dans le plan médian circonférentiel XX' sont égales à 31,8 mm aux extrémités d'épaulement et 30,1 mm dans le plan médian circonférentiel. Le rapport de l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement sur l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel est égal à 1,06 et donc inférieur à 1,15 conformément à l'invention.

Par ailleurs, la largeur axiale de la bande de roulement L est égale à 262 mm et le rapport de ladite largeur axiale de la bande de roulement L sur la largeur axiale maximale S du pneumatique est égal à environ 0,89 et donc supérieur à 0,80.

La largeur axiale L41 de la première couche de travail 41 est égale à 248 mm, ce qui est, pour un pneumatique de forme usuelle, sensiblement inférieur à la largeur L de la bande de roulement, qui est égale, dans le cas étudié, à 262 mm. La différence entre la largeur de la bande de roulement et la largeur L41 est donc égale à 14 mm et en conséquence inférieure à 15 mm conformément à l'invention.

La largeur axiale L43 de la deuxième couche de travail 43 est égale à 230 mm. La différence entre les largeurs L41 et L43 est égale à 18 mm et en conséquence comprise entre 10 et 30 mm conformément à l'invention.

Quant à la largeur axiale globale L42 de la couche d'éléments de renforcement circonférentiels 42, elle est égale à 188 mm. Le rapport de la largeur L42 sur la largeur de la bande de roulement est égal à 0,71 et donc bien supérieur à 0,5.

La dernière nappe de sommet 44, dite de protection, a une largeur L44 égale à 188 mm.

Conformément à l'invention, sur l'ensemble de la largeur de la couche d'éléments de renforcement 42, l'ensemble des couches de l'armature de sommet présente un rayon de courbure quasi-infini. Les éléments de renforcement orientés circonférentiellement sont selon cette configuration moins sensibles aux risques de rupture notamment aux extrémités axialement extérieures.

Au-delà des extrémités axialement extérieures de la couche d'éléments de renforcement circonférentiels, les couches de travail présentent une courbure telle que la distance entre l'extrémité axialement extérieure de la couche de travail la plus large 41 et l'armature de carcasse est d'environ 5 mm.

Sur la figure 2, le pneumatique 1 diffère de celui représenté sur la figure 1 en ce que les deux couches de travail 41 et 43 sont, de chaque côté du plan équatorial et axialement dans le prolongement de la couche d'éléments de renforcement circonférentiels 42, couplées sur une largeur axiale 1 : les câbles de la première couche de travail 41 et les câbles de la deuxième couche de travail 43, sur la largeur axiale de couplage 1 des deux couches, sont séparés radialement entre eux par une couche de gomme, dont l'épaisseur est minimale et correspond au double de l'épaisseur de la couche caoutchouteuse de calandrage des câbles métalliques 27.23 frettés dont est formée chaque couche de travail 41, 43, soit 0,8 mm. Sur la largeur restante commune aux deux couches de travail, les deux couches de travail 41, 43 sont séparés par un profilé de caoutchouc, non représenté sur la figure, l'épaisseur dudit profilé étant croissante en allant de l'extrémité axiale de la zone de couplage à l'extrémité de la couche de travail la moins large. Ledit profilé a avantageusement une largeur suffisante pour recouvrir radialement l'extrémité de la couche de travail 41 la plus large, qui est, dans ce cas la couche de travail radialement la plus proche de l'armature de carcasse.

Sur la figure 3, le pneumatique 1 diffère de celui représenté sur la figure 1 en ce qu'il comporte une couche d'éléments de renforcement complémentaire 45, dite de triangulation, de largeur sensiblement égale à celle de la couche de travail 43. Les éléments de renforcement de cette couche 45 forment un angle d'environ 60° avec la direction circonférentielle et sont orientés dans le même sens que les éléments de renforcement de la couche de travail 41. Cette couche 41 permet notamment de contribuer à la reprise des efforts de compression transversale dont est l'objet l'ensemble des éléments de renforcement dans la zone du sommet du pneumatique.

Sur la figure 4, le pneumatique 1 diffère de celui représenté sur la figure 1 en ce que la couche d'éléments de renforcement circonférentiel est radialement extérieure aux couches de travail 41 et 43 et donc radialement adjacente à la couche de travail 43 axialement la plus étroite.

La figure 5 représente une vue méridienne d'un schéma d'un pneumatique 1 sur laquelle on voit une première tangente 7 à la surface d'une extrémité axialement extérieure de la bande de roulement 8 ; la surface de la bande de roulement est définie par la surface radialement extérieure ou sommet des sculptures, non représentées sur les figures. Une seconde tangente 9 à la surface de l'extrémité radialement extérieure d'un flanc 10 coupe la première tangente 7 en un point 11. La projection orthogonale sur la surface extérieure du pneumatique définit l'extrémité d'épaulement 6.

La largeur axiale L de la bande de roulement est ainsi mesurée entre les deux extrémités d'épaulement 6.

Sur la figure 5 est encore indiquée la mesure de l'épaisseur du bloc sommet à une extrémité d'épaulement 6, définie par la longueur 12 de la projection orthogonale 13 de l'extrémité d'épaulement 6 sur la couche de mélange caoutchouteux 14 radialement la plus à l'intérieur du pneumatique.

La figure 5 montre encore la mesure de l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel XX', définie comme étant la distance 15 selon la direction radiale entre la tangente au sommet de la bande de roulement 8 dans le plan médian circonférentiel et la tangente au mélange caoutchouteux 14 radialement le plus à l'intérieur du pneumatique, dans le plan médian circonférentiel.

Des essais ont été réalisés avec le pneumatique réalisé selon l'invention conformément à la représentation de la figure 1 et comparés avec un pneumatique de référence identique mais réalisé selon une configuration usuelle.

Ce pneumatique usuel ne comporte, notamment pas de couche intermédiaire d'éléments de renforcements circonférentiels entre les couches de sommet de travail dont les éléments de renforcement sont orientés d'un angle égal à 18° et dont la bande de roulement présente une largeur égale à 262 mm.

Les premiers essais d'endurance ont été réalisés en équipant des véhicules identiques avec chacun des pneumatiques et en faisant suivre des parcours en ligne droite à chacun des véhicules, les pneumatiques étant soumis à des charges supérieures à la charge nominale pour accélérer ce type de test.

Le véhicule de référence comportant les pneumatiques usuels est associé à une charge par pneumatique de 3600 Kg en début de roulage et évolue pour atteindre une charge de 4350 Kg en fin de roulage.

Le véhicule comportant les pneumatiques selon l'invention est associé à une charge par pneumatique de 3800 Kg en début de roulage et évolue pour atteindre une charge de 4800 Kg en fin de roulage.

Les essais ainsi réalisés ont montré que le véhicule équipé de pneumatiques selon l'invention a parcouru une distance supérieure de 46% à la distance parcourue par les véhicules de référence. Il apparaît donc que les pneumatiques selon l'invention sont nettement plus performants que les pneumatiques de référence alors qu'ils sont soumis à des contraintes de charge supérieure.

D'autres essais d'endurance ont été réalisés sur une machine de tests imposant une charge aux pneumatiques et un angle de dérive. Les essais ont été réalisés pour les pneumatiques selon l'invention avec une charge supérieure de 6% et un angle de dérive supérieur de 10% à ceux appliqués aux pneumatiques de référence.

Les résultats obtenus montrent des gains en distance parcourus par les pneumatiques selon l'invention supérieurs à 40 % par rapport à la distance parcourue par les pneumatiques de référence.

Des essais de résistance à l'usure ont été effectués de manière semblable en comparant des pneumatiques selon l'invention aux pneumatiques usuels de référence en équipant des véhicules identiques avec chacun de ces pneumatiques.

Les essais ont été réalisés dans des conditions identiques en terme de charge et de pression et les résultats consistent en la mesure de perte de poids. Les résultats obtenus montrent que la perte de poids des pneumatiques usuels est plus importante que celle des pneumatiques selon l'invention d'une quantité de 20 %.

Ces derniers résultats montrent bien une meilleure résistance à l'usure des pneumatiques.


Anspruch[de]
Luftreifen (1) mit radialer Karkassenbewehrung (2), der eine Scheitelbewehrung (4) aufweist, die aus mindestens zwei Arbeitsscheitelschichten (41, 43) von undehnbaren Verstärkungselementen gebildet wird, die von einer Lage zur anderen gekreuzt sind und mit der Umfangsrichtung Winkel zwischen 10° und 45° bilden, die selbst radial von einer Lauffläche (5) überdeckt wird, wobei die Lauffläche (5) über zwei Flanken mit zwei Wülsten verbunden ist, und das Verhältnis der Dicke (12) des Scheitelblocks an einem Schulterende (6) zur Dicke (15) des Scheitelblocks in der Umfangsmittelebene (XX') unter 1,20 liegt, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis der axialen Breite (L) der Lauffläche (5) zur maximalen axialen Breite (S) des Luftreifens strikt größer ist als 0,89. Luftreifen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis der Dicke (12) des Scheitelblocks an einem Schulterende zur Dicke des Scheitelblocks in der Umfangsmittelebene unter 1,15 und vorzugsweise unter 1,10 liegt. Luftreifen nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis der axialen Breite (L) der Lauffläche (5) zur maximalen axialen Breite (S) des Luftreifens größer als oder gleich 0,90 ist. Luftreifen nach Anspruch 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Aspektverhältnis H/S unter 0,80 und vorzugsweise unter 0,60 liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Differenz zwischen der axialen Breite (L) der Lauffläche und der axialen Breite (L41) der axial breitesten Arbeitsscheitelschicht (41) unter 40 mm und vorzugsweise unter 15 mm liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Differenz zwischen der axialen Breite (L41) der axial breitesten Arbeitsscheitelschicht (41) und der axialen Breite (L43) der axial am wenigsten breiten Arbeitsscheitelschicht (43) zwischen 10 und 30 mm liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die axial breiteste Arbeitsscheitelschicht (41) radial im Inneren der anderen Arbeitsscheitelschichten liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand zwischen dem Ende der axial breitesten Arbeitsscheitelschicht (41) und der Karkassenbewehrung (2) zwischen 2 und 15 mm und vorzugsweise zwischen 5 und 7 mm liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Scheitelbewehrung (4) mindestens eine Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) aufweist. Luftreifen nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass die axiale Breite (L42) mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) geringer ist als die axiale Breite (L41) der axial breitesten Arbeitsscheitelschicht (41). Luftreifen nach Anspruch 9 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis der axialen Breite (L42) mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) zur axialen Breite (L) der Lauffläche (5) größer als 0,5 und vorzugsweise größer als 0,6 ist. Luftreifen nach Anspruch 9 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens eine Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) radial zwischen zwei Arbeitsscheitelschichten (41, 43) angeordnet ist. Luftreifen nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass die axialen Breiten (L41, L43) der Arbeitsscheitelschichten (41, 43), die radial der Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) benachbart sind, größer sind als die axiale Breite (L42) der Schicht von Umfangsverstärkungselementen. Luftreifen nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, dass die der Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) benachbarten Arbeitsscheitelschichten (41, 43) zu beiden Seiten der Äquatorialebene (XX') und in der direkten axialen Verlängerung der Schicht von Umfangsverstärkungselementen über eine axiale Breite gekoppelt sind, um anschließend durch Kautschukmischungsprofilteile über mindestens den Rest der den zwei Arbeitsschichten gemeinsamen Breite entkoppelt zu sein. Luftreifen nach einem der Ansprüche 9 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Verstärkungselemente mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) metallische Verstärkungselemente sind, die einen Sekantenmodul bei 0,7 % Längung zwischen 10 und 120 GPa und einen maximalen Tangentenmodul unter 150 GPa aufweisen. Luftreifen nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass der Sekantenmodul der Verstärkungselemente bei 0,7 % Längung unter 100 GPa liegt, vorzugsweise größer ist als 20 GPa und noch vorzugsweise zwischen 30 und 90 GPa liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 15 oder 16, dadurch gekennzeichnet, dass der maximale Tangentenmodul der Verstärkungselemente unter 130 GPa und vorzugsweise unter 120 GPa liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 9 bis 17, dadurch gekennzeichnet, dass die Verstärkungselemente mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) metallische Verstärkungselemente sind, die eine Kurve der Zugspannung in Abhängigkeit von der relativen Längung aufweisen, die geringe Neigungen für die geringen Längungen und eine im Wesentlichen konstante und starke Neigung für die größeren Längungen hat. Luftreifen nach einem der Ansprüche 9 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Verstärkungselemente mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) metallische Verstärkungselemente sind, die so geschnitten sind, dass sie Abschnitte einer geringeren Länge als der Umfang der kürzesten Lage, aber größer als 0,1 mal der Umfang formen, wobei die Schnitte zwischen Abschnitten axial zueinander versetzt sind, wobei das Zugelastizitätsmodul pro Breiteneinheit der zusätzlichen Schicht vorzugsweise unter dem Zugelastizitätsmodul, gemessen unter den gleichen Bedingungen, der dehnbarsten Arbeitsscheitelschicht liegt. Luftreifen nach einem der Ansprüche 9 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Verstärkungselemente mindestens einer Schicht von Umfangsverstärkungselementen (42) gewellte metallische Verstärkungselemente sind, wobei das Verhältnis a/k der Wellenamplitude zur Wellenlänge &lgr; höchstens gleich 0,09 ist, wobei der Zugelastizitätsmodul pro Breiteneinheit der zusätzlichen Schicht vorzugsweise unter dem Zugelastizitätsmodul, gemessen unter den gleichen Bedingungen, der dehnbarsten Arbeitsscheitelschicht liegt. Luftreifen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der von den Verstärkungselementen der Arbeitsscheitelschichten (41, 43) mit der Umfangsrichtung gebildete Winkel geringer als 30° und vorzugsweise geringer als 25° ist. Luftreifen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der von den Verstärkungselementen der Arbeitsscheitelschichten (41, 43) mit der Umfangsrichtung gebildete Winkel geringer als 18° und vorzugsweise geringer als 15° ist. Luftreifen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Arbeitsscheitelschichten (41, 43) Verstärkungselemente aufweisen, die von einer Lage zur anderen gekreuzt sind und mit der Umfangsrichtung unterschiedliche Winkel in der axialen Richtung bilden. Luftreifen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Scheitelbewehrung radial außen durch mindestens eine zusätzliche so genannte Schutzlage (44) von so genannten elastischen Verstärkungselementen vervollständigt wird, die bezüglich der Umfangsrichtung mit einem Winkel ausgerichtet sind, der zwischen 10° und 45° liegt und die gleiche Richtung hat wie der Winkel, der von den undehnbaren Elementen der Arbeitslage (43) geformt wird, die ihr radial benachbart ist. Luftreifen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Scheitelbewehrung außerdem eine Triangulationsschicht (45) aufweist, die von metallischen Verstärkungselementen gebildet wird, die mit der Umfangsrichtung Winkel von mehr als 60° bilden.
Anspruch[en]
- A tyre (1) having a radial carcass reinforcement (2) comprising a crown reinforcement (4) formed of at least two working crown layers (41, 43) of inextensible reinforcement elements, which are crossed from one layer to the other, forming with the circumferential direction angles of between 10° and 45°, which itself is topped radially by a tread (5), said tread (5) being joined to two beads by means of two sidewalls, and the ratio of the thickness (12) of the crown block at one shoulder end (6) to the thickness (15) of the crown block in the circumferential median plane (XX') is less than 1.20, characterised in that the ratio of the axial width (L) of the tread (5) to the maximum axial width (S) of the tyre is strictly greater than 0.89. - A tyre according to Claim 1, characterised in that the ratio of the thickness (12) of the crown block at one shoulder end to the thickness of the crown block in the circumferential median plane is less than 1.15 and preferably less than 1.10. - A tyre according to Claims 1 or 2, characterised in that the ratio of the axial width (L) of the tread (5) to the maximum axial width (S) of the tyre is greater than or equal to 0.90. - A tyre according to Claim 1 to 3, characterised in that the aspect ratio H/S is less than 0.80 and preferably less than 0.60. - A tyre according to one of Claims 1 to 4, characterised in that the difference between the axial width (L) of the tread and the axial width (L41) of the axially widest working crown layer (41) is less than 40 mm and preferably less than 15 mm. - A tyre according to one of Claims 1 to 5, characterised in that the difference between the axial width (L41) of the axially widest working crown layer (41) and the axial width (L43) of the axially least wide working crown layer (43) is between 10 and 30 mm. - A tyre according to one of Claims 1 to 6, characterised in that the axially widest working crown layer (41) is radially to the inside of the other working crown layers. - A tyre according to one of Claims 1 to 7, characterised in that the distance between the end of the axially widest working crown layer (41) and the carcass reinforcement (2) is between 2 and 15 mm and preferably between 5 and 7 mm. - A tyre according to one of Claims 1 to 8, characterised in that the crown reinforcement (4) comprises at least one layer of circumferential reinforcement elements (42). - A tyre according to Claim 9, characterised in that the axial width (L42) of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements is less than the axial width (L41) of the axially widest working crown layer (41). - A tyre according to Claim 9 or 10, characterised in that the ratio of the axial width (L42) of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements to the axial width (L) of the tread (5) is greater than 0.5 and preferably greater than 0.6. - A tyre according to Claims 9 to 11, characterised in that at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements is arranged radially between two working crown layers (41, 43). - A tyre according to Claim 12, characterised in that the axial widths (L41, L43) of the working crown layers (41, 43) radially adjacent to the layer (42) of circumferential reinforcement elements are greater than the axial width (L42) of said layer of circumferential reinforcement elements. - A tyre according to Claim 13, characterised in that the working crown layers (41, 43) adjacent to the layer (42) of circumferential reinforcement elements, on either side of the equatorial plane (XX') and in the immediate axial extension of the layer of circumferential reinforcement elements, are coupled over an axial width, then being decoupled by profiled elements of rubber mix at least over the remainder of the width common to said two working layers. - A tyre according to one of Claims 9 to 14, characterised in that the reinforcement elements of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements are metallic reinforcement elements having a secant modulus at 0.7% elongation of between 10 and 120 GPa and a maximum tangent modulus of less than 150 GPa. - A tyre according to Claim 15, characterised in that the secant modulus of the reinforcement elements at 0.7% elongation is less than 100 GPa, preferably greater than 20 GPa and more preferably still of between 30 and 90 GPa. - A tyre according to one of Claims 15 or 16, characterised in that the maximum tangent modulus of the reinforcement elements is less than 130 GPa and preferably less than 120 GPa. - A tyre according to one of Claims 9 to 17, characterised in that the reinforcement elements of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements are metallic reinforcement elements having a curve of tensile stress as a function of the relative elongation having shallow gradients for the low elongations and a substantially constant, steep gradient for the higher elongations. - A tyre according to one of Claims 9 to 14, characterised in that the reinforcement elements of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements are metallic reinforcement elements cut so as to form sections of a length less than the circumference of the least long ply, but greater than 0.1 times said circumference, the cuts between sections being axially offset from each other, the modulus of elasticity in tension per unit of width of the additional layer preferably being less than the modulus of elasticity in tension, measured under the same conditions, of the most extensible working crown layer. - A tyre according to one of Claims 9 to 14, characterised in that the reinforcement elements of at least one layer (42) of circumferential reinforcement elements are undulating metallic reinforcement elements, the ratio a/&lgr; of the amplitude of undulation a to the wavelength &lgr; being at most equal to 0.09, the modulus of elasticity in tension per unit of width of the additional layer preferably being less than the modulus of elasticity in tension, measured under the same conditions, of the most extensible working crown layer. - A tyre according to one of the preceding claims, characterised in that the angle formed with the circumferential direction by the reinforcement elements of the working crown layers (41, 43) is less than 30° and preferably less than 25°. - A tyre according to one of the preceding claims, characterised in that the angle formed with the circumferential direction by the reinforcement elements of the working crown layers (41, 43) is less than 18° and preferably less than 15°. - A tyre according to one of the preceding claims, characterised in that the working crown layers (41, 43) comprise reinforcement elements, crossed from one ply to the other, forming with the circumferential direction angles which are variable in the axial direction. - A tyre according to one of the preceding claims, characterised in that the crown reinforcement is finished off radially to the outside by at least one supplementary layer (44), referred to as a protective layer, o01f what are called elastic reinforcement elements, which are oriented relative to the circumferential direction at an angle of between 10° and 45° and of the same direction as the angle formed by the inextensible elements of the working layer (43) which is radially adjacent thereto. - A tyre according to one of the preceding claims, characterised in that the crown reinforcement furthermore comprises a triangulation layer (45) formed of metallic reinforcement elements forming angles greater than 60° with the circumferential direction.
Anspruch[fr]
- Pneumatique (1) à armature de carcasse radiale (2) comprenant une armature de sommet (4) formée d'au moins deux couches (41, 43) de sommet de travail d'éléments de renforcement inextensibles, croisés d'une nappe à l'autre en faisant avec la direction circonférentielle des angles compris entre 10° et 45°, elle-même coiffée radialement d'une bande de roulement (5), ladite bande de roulement (5) étant réunie à deux bourrelets par l'intermédiaire de deux flancs, et le rapport de l'épaisseur (12) du bloc sommet à une extrémité d'épaulement (6) sur l'épaisseur (15) du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel (XX') est inférieur à 1,20, caractérisé en ce que le rapport de la largeur axiale (L) de la bande de roulement (5) sur la largeur axiale maximales (S). du pneumatique est strictement supérieur à 0,89. - Pneumatique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport de l'épaisseur (12) du bloc sommet à une extrémité d'épaulement sur l'épaisseur du bloc sommet dans le plan médian circonférentiel est inférieur à 1,15 et de préférence inférieur à 1,10. - Pneu atique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le rapport de la largeur axiale (L) de la bande de roulement (5) sur la largeur axiale maximale (S) du pneumatique est supérieur ou égal à 0,90. - Pneumatique selon la revendication 1 à 3, caractérisé en ce que le rapport d'aspect H/S est inférieur à 0,80 et de préférence inférieur à 0,60. - Pneumatique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la différence entre la largeur axiale (L) de la bande de roulement et la largeur axiale (L41) de la couche de sommet de travail (41) axialement la plus large est inférieure à 40 mm et de préférence inférieure à 15 mm. - Pneumatique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la différence entre la largeur axiale (L41) de la couche de sommet de travail (41) axialement la plus large et la largeur axiale (L43) de la couche de sommet de travail (43) axialement la moins large est comprise entre 10 et 30 mm. - Pneumatique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la couche de sommet de travail (41) axialement la plus large est radialement à l'intérieur des autres couches de sommet de travail. - Pneumatique selon l'une des revendications à 7, caractérisé en ce que la distance entre l'extrémité de la couche de sommet de travail (41) axialement la plus large et l'armature de carcasse (2) est comprise entre 2 et 15 mm et de préférence entre 5 et 7 mm. - Pneumatique selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'armature de sommet (4) comporte au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42). - Pneumatique selon la revendication 9, caractérisé en ce que la largeur axiale (L42) d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) est inférieure à la largeur axiale (L41) de la couche de sommet de travail (41) axialement la plus large. - Pneumatique selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le rapport de la largeur axiale (L42) d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sur la largeur axiale (L) de la bande de roulement (5) est supérieur à 0,5 et de préférence supérieur à 0,6. - Pneumatique selon la revendication 9 à 11, caractérisé en ce qu'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) est disposée radialement entre deux couches de sommet de travail (41, 43). - Pneumatique selon la revendication 12, caractérisé en ce que les largeurs axiales (L41, L43) des couches de sommet de travail (41, 43) radialement adjacentes à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont supérieures à la largeur axiale (L42) de ladite couche d'éléments de renforcement circonférentiels. - Pneumatique selon la revendication 13, caractérisé en ce que les couches de sommet de travail (41, 43) adjacentes à la couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont de part et d'autre du plan équatorial (XX') et dans le prolongement axial immédiat de la couche d'éléments de renforcement circonférentiels couplées sur une largeur axiale, pour être ensuite découplées par des profilés de mélange de caoutchouc au moins sur le restant de la largeur commune aux dites deux couches de travail. - Pneumatique selon l'une des revendications 9 à 14, caractérisé en ce que les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont des éléments de renforcement métalliques présentant un module sécant à 0,7 % d'allongement compris entre 10 et 120 GPa et un module tangent maximum inférieur à 150 GPa. - Pneumatique selon la revendication 15, caractérisé en ce que le module sécant des éléments de renforcement à 0,7 % d'allongement est inférieur à 100 Gpa, de préférence supérieur à 20GPa et de préférence encore compris entre 30 et 90 GPa. - Pneumatique selon l'une des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que le module tangent maximum des éléments de renforcement est inférieur à 130 GPa et de préférence inférieur à 120 GPa. - Pneumatique selon l'une des revendications 9 à 17, caractérisé en ce que les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont des éléments de renforcement métalliques présentant une courbe contrainte de traction en fonction de l'allongement relatif ayant des faibles pentes pour les faibles allongements et une pente sensiblement constante et forte pour les allongements supérieurs. - Pneumatique selon l'une des revendications 9 à 14, caractérisé en ce que les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont des éléments de renforcement métalliques coupés de manière à former des tronçons de longueur inférieure à la circonférence de la nappe la moins longue, mais supérieure à 0,1 fois ladite circonférence, les coupures entre tronçons étant axialement décalées les unes par rapport aux autres, le module d'élasticité à la traction par unité de largeur de la couche additionnelle étant de préférence inférieur au module d'élasticité à la traction, mesuré dans les mêmes conditions, de la couche de sommet de travail la plus extensible. - Pneumatique selon l'une des revendications 9 à 14, caractérisé en ce que les éléments de renforcement d'au moins une couche d'éléments de renforcement circonférentiels (42) sont des éléments de renforcement métalliques ondulés, le rapport a/&lgr; de l'amplitude d'ondulation a sur la longueur d'onde &lgr; étant au plus égale à 0,09, le module d'élasticité à la traction par unité de largeur de la couche additionnelle étant de préférence inférieur au module d'élasticité à la traction, mesuré dans les mêmes conditions, de la couche de sommet de travail la plus extensible. - Pneumatique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle formé avec la direction circonférentielle par les éléments de renforcement des couches de sommet de travail (41, 43) est inférieur à 30° et de préférence inférieur à 25°. - Pneumatique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle formé avec la direction circonférentielle par les éléments de renforcement des couches de sommet de travail (41, 43) est inférieur à 18° et de préférence inférieur à 15°. - Pneumatique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les couches de sommet de travail (41, 43) comportent des éléments de renforcement, croisés d'une nappe à l'autre, faisant avec la direction circonférentielle des angles variables selon la direction axiale. - Pneumatique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'armature de sommet est complétée radialement à l'extérieur par au moins une nappe supplémentaire (44), dite de protection, d'éléments de renforcement dits élastiques, orientés par rapport à la direction circonférentielle avec un angle compris entre 10° et 45° et de même sens que l'angle formé par les éléments inextensibles de la nappe de travail (43) qui lui est radialement adjacente. - Pneumatique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'armature de sommet comporte en outre une couche de triangulation (45) formée d'éléments de renforcement métalliques faisant avec la direction circonférentielle des angles supérieurs à 60°.






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